‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 177 sur 186 · Si... — Vous iti -, ma mie, iwm /!//<■ situante · texte numérisé non relu

Si... — Vous iti -, ma mie, iwm /!//<■ situante

Mi. Ta/7.

U/ mie, moi] amie, m' amie ou m amie. — Autrefois, fo'amf était, sans aucun doute, pour ///o/j aœ/e ; plus tan], du temps île Molière, on oublia l'origine et l'on «lit ma mie en deux mots Molière a même dit : a ma pauvre mie », et M"10 de SévignJ « ma petite mie ».

Le grammairien Jacques Dubois Sylvius), dont VIsagoge il linguam gallican) est de 1531, prétend être le premier qui ai employé l'apostrophe : « a , dit-il, s'élide rarement, comml m' amie, t'amie, s'amie. »

Guill. des Autels, dans sa discussion avec Meigret, Louche 1< même point : « Puisque, dit-il, tu d. -mandes un registre des mots que je veux apostropher, je te répond que l'usage des savants devant que tu te meslasses de réformer le monde, y avoi bien pourveu en la mettant 'l'apostrophe) seulement lui-;. pu d< doux mois nous ne faisons qu'un ; aucunes fois il avient au: monosyllables parfaits devant les voyelles, comme l'a en l'urne ma en m' amie et en l'antique m'ame, si en s'il... » — Yoy notre ouvr. sur la gramm. franc, et les grammairiens <li XVI* sire le. — 1 vol. in-8°, Paris, Didier. — p. 23 cl 128.

Hijanrée.

— « Elle, Monsieur! voilà une belle mijaurée. »

Bourg, gent. |>. 100.

Ce mol ne parait dans aucun Dict. avant ceux de Duez et d< Oudin en ltJGO. On en a vainement, jusqu'ici cherché l'élymologie. Cependant, le patois normand ayant le verbe jorer, orna parer avec affectation, une mijaurée ne serait-elle pas une mie jorée ?

— Richelet, Furetière et l'Acad. en 1680, 1G88 et 1094, ont admis, sans le traduire d'une façon bien précise ; pour ichelet, c'est un « mol bas et méprisant qui se dit d'une femle pour marquer qu'elle n'a rien de beau » ; pour Furetière, 'est un « terme populaire et injurieux que les femmes disent

Paris quand elles se querellent. Vous estes une belle, une laisanle mijaurée, pour dire une laide, une sotte » ; — pour Acad. c'est un « terme d'injure et de mépris qui se dit d'une ;mme ou d'une fille ». — Entre laide, de Richelet, et sotte, de furetière, l'Acad. ne se prononce pas.

M. Liltré, qui dit avoir trouvé ce mot dans Anl. Oudin au [W (?) siècle, n'en cite aucun exemple avant Molière.

— « Ah! dit la Bonnette, voilà une belle mijaurée, qui a eu plus de eut mille écus de nos bardes. »

Sév. à Jfm« de Grign. 1" avr. 1672.

Moins (au) :

-- « C'est pour tantost, au moins, » Bourg, gcut. p. 21.

— « Au moins, n'oubliez pas tantost. » Ihid. p. 23.

De même :

39".' Au moins, si j'avois pu préparer mon visage

li.vc. Bajaz-

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