SCÈNE III
M. Jourdain, Un Maître d’Armes, Le Maître de Musique, Le Maître a Danser, Un Laquais, tenant deux fleurets.
Le Maître d’Armes {apres avoir pris les deux fleurets de 5 la main du laquais et en avoir présenté un à M. Jourdain). — ■ Allons, monsieur, la révérence. Votre corps droit. Un peu penché sur la cuisse gauche. Les jambes point tant écartées. Vos pieds sur une même ligne. Votre poignet à l’opposite de votre hanche. La pointe de votre épée to vis-à-vis de votre épaule. Le bras pas tout à fait si étendu. La main gauche à la hauteur de l’œil. L’épaule gauche plus quartée.’ La tête droite. Le regard assuré. Avancez.® Le corps ferme. Touchez-moi l’épée de quarte,® et achevez de même.^ Une, deux. Remettez-vous. Re- 15 doublez de pied ferme.® Une, deux. Un saut en arrière. Quand vous portez la botte, monsieur, il faut que l’épée parte la première et que le corps soit bien effacé.'’ Une, deux. Allons, touchez-moi l’épée de tierce,® et achevez de même. Avancez. Le corps ferme. Avancez. Partez 20 de là.® Une, deux. Remettez-vous. Redoublez. Une, deux. Un saut en arrière. En garde,’® monsieur, en garde.
(Ze Maître d^ Armes lui pousse deux ou trois bottes^ en lui disant : En garde ! )
25 M. Jourdain. — Euh I
Le Maître de Musique. — Vous faites des merveilles. Le Maître d’Armes. — Je vous l’ai déjà dit, tout