‹ Le bourgeois gentilhommeChapitre 56 sur 119 · TOUS TROIS ENSEMBLE · texte numérisé non relu

TOUS TROIS ENSEMBLE

Sus, SUS, du vin partout ; versez, garçons, versez ;

Versez, versez toujours; tant qu’on vous dise ^ assez.

Dorimène. — Je ne crois pas qu’on puisse mieux chanter, et cela est tout à fait beau.

M. Jourdain. — Je vois encore ici, madame, quelque 5 chose de plus beau.

Dorimène. — Ouais 1 Monsieur Jourdain est galant plus que je ne pensais.

Dorante. — Comment, madame ? pour qui prenez-vous monsieur Jourdain ? lo

M. Jourdain. — Je voudrais bien qu’elle “ me prît pour ce que je dirais.

Dorimène. — Encore !

Dorante, à Dorimene. — Vous ne le connaissez pas.

M. Jourdain. — Elle me connaîtra quand il lui plaira. 15

Dorimène. — Oh ! je le quitte.® , ,v - ""

Dorante. — Il est homme ^ qui a toujours la riposte en main. Mais vous ne voyez pas que monsieur Jourdain, madame, mange tous les morceaux que vous touchez.®

Dorimène. — Monsieur Jourdain est un homme qui me 20 ravit.

M. Jourdain. — Si je pouvais ravir votre cœur, je serais. . . .

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