‹ Le bourgeois gentilhommeChapitre 58 sur 119 · ACTE IV. SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCÈNE III

Mme. Jourdain. — Je n’ai que faire de lunettes, monsieur, et je vois assez clair ; il y a longtemps que je sens les choses, et je ne suis pas une bête. Cela est fort vilain à vous, pour un grand seigneur, de prêter la main, comme vous faites, aux sottises de mon mari. Et vous, madame, S pour une grande dame, cela n’est ni beau ni honnête à vous de mettre la dissension dans un ménage, et de so^frir que mon mari soit amoureux de vous.

Dorimène. — Que veut donc dire tout ceci ? Allez, Dorante, vous vous moquez de m’exposer aux sottes visions lo de cette extravagante.

Dorante, suivant Dorimhie qui sort. — Madame, holà î madame, oii courez-vous ?

M. Jourdain. — Madame . . . Monsieur le comte, faites-lui excuses, et tâchez de la ramener. 15

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