ACTE 1, SCÈNE Ih
PREMIER MUSICIEN
Aimable ardeur!
LA MUSICIENNE
Franchise ^ heureuse !
SECOND MUSICIEN
Sexe trompeur !
PREMIER MUSICIEN
Que tu m’es précieuse 1
LA MUSICIENNE
Que tu plais à mon cœur I
SECOND MUSICIEN
Que tu me fais d’horreur !
PREMIER MUSICIEN
Ah I quitte, pour aimer, cette haine mortelle !
LA MUSICIENNE
On peut, on peut te montrer Une bergère fidèle.
SECOND MUSICIEN
Hélas! où la rencontrer'?
LA MUSICIENNE
Pour défendre notre gloire,
Je te veux offrir mon cœur.
SECOND MUSICIEN
Mais, bergère, puis-je croire Qu’il ne sera point trompeur?
LA MUSICIENNE
Voyons, par expérience.
Qui des deux aimera mieux.
Est-ce tout?
Oui.
SECOND MUSrCIEN.
Qui manquera de constance,
Le puissent perdre les dieux!
TOUS TROIS ENSEMBLE
A des ardeurs si bedes Laissons-nous enflammer;
Ah ! qu’il est doux d’air^ Quand deux cœurs son^idèles I
MONSIEUR JOURDAIN
LE MAITRE DE MUSIQUE
i. Franchise dans le sens (X indéx-iendance,,
Je tpouve cela bien troussé, et il y a là dedans de petits fis assez jolis.
LE MAITRE A DANSER
dictern:
Voici, pour mon affaire, un petit essai des plus beaux mouvements et des plus belles attitudes dont une danse puisse être variée.
MONSIEUR JOURDAIN
Sont-ce encore des bergers?
LE MAITRE A DANSER
C’est ce qu’il vous plaira, (aux danseurs.) Allons.