‹ Le bourgeois gentilhommeChapitre 46 sur 122 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

11 est vrai.

MONSIEUR JOURDAIN

Quatre mille trois cenl septante-neuflivres douze sous huit deniers à votre marchand K

DORANTE

Fort bien. Douze sous huit deniers; le compte est juste.

MONSIEUR JOURDAIN

Et mille sept cent quarante-huit livres sept sous quatre deniers à votre sellier.

DORANTE

Tout cela est véritable. Qu’est-ce que cela fait ?

MONSIEUR JOURDAIN

Somme totale, quinze mille huit cents livres.

DORANTE

Somme totale est juste. Quinze mille huit cents livres. Mettez encore deux cents pistoles que vous m’allez donner : cela fera justement dix-huit mille francs, que je vous payerai au premier jour

MADAME JOURDAIN, bas, à monsieur Jourdain.

Hé bien! ne Favois-je pas bien deviné?

MONSIEUR JOURDAIN, bas, à madame Jourdain,

Paix.

DORANTE

Cela vous incommodera-t-il, de me donner ce que je vous dis?

Hé ! non.

MADAME JOURDAIN, bas, à monsieur Jourdain.

Cet homme-là fait de vous une vache à lait.

' MONSIEUR JOURDAIN, bas à madame Jourdain.

Taisez-vous.

DORANTE

Si cela vous incommode, j’en irai chercher ailleurs.

MONSIEUR JOURDAIN

Non, monsieur.

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