Probablement : maquignon, marchand de chevaux
2. Comme il manque 2,20U francs à Dorante pour faire la somme de 18,000, des éditeurs modernes ont cru que deux cents pistoles ne feraient pas le compte, et ils ont mis deux cents Louis, qui, à onze francs pièce, font, en effet, 2,200 livres. Mais ils ont ignoré qu’alors on disait indifféremment louis pour pistoie, etpistolc pour louis ; ce qui n’empechait pas la pistoie d’être aussi une monnaie de compte, valant io francs. (AcGiiu.)
MADAME JOURDAIN, bas, à monsieur JourJain.
1] ne sera pas content qu’il ne vous ait miné.
MONSIEUR JOURDAIN, bas, à madame Jourdain.
Taisez-vous, vous dis-je.
Vous n’avez qu’à me dire si cela vous embarrasse.
MONSIEUR JOURDAIN
Point, monsieur.
MADAME JOURDAIN, bas, à monsieur Jourdain.
C’est un vrai enjôleux ^
MONSIEUR JOURDAIN, bas, à madame Jourdain.
Taisez-vous donc.
MADAME JOURDAIN, bas à monsieur Jourdain.
Il vous sucera jusqu’au dernier sou.
MONSIEUR JOURDAIN, bas, à madame Jourdain.
Vous tairez-vous?
DORANTE
J’ai force gens qui m’en prèteroient avec joie; mais comme vous êtes mon meilleur ami, j’ai cru que je vous ferois tort si j’en demandois à quelque autre.
MONSIEUR JOURDAIN
C’est trop d’honneur, monsieur, que vous me faites. Je vais quérir votre affaire.
MADAME JOURDAIN bas, à monsieur Jourdain.
Quoi ! vous allez encore lui donner cela ?
MONSIEUR JOURDAIN, bas, à madame Jourdain.
Que faire? voulez-vous que je refuse un homme de celle condition-là, qui a parlé de moi ce matin dans la chambre du roi?
MADAME JOURDAIN, bas, à monsieur Jourdain.
Allez, VOUS êtes une vraie dupe.