‹ Le bourgeois gentilhommeChapitre 49 sur 122 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

MADAME JOURDAIN

J’ai la tête plus grosse que le poing, et si^ elle u’est pas enflée.

DORANTE

Mademoiselle votre fille, où est-elle, que je ne la vois point?

MADAME JOURDAIN

Mademoiselle ma fille est bien où elle est.

DORANTE

Gomment se porte-t-elle?

MADAME JOURDAIN

Elle se porte sur ses deux jambes 2,

DORANTE

Ne voulez-vous point, un de ces jours, venir voir avec elle le ballet et la comédie que l’on fait chez le roi?

Oui vraiment! nous avons fort envie de rire, fort envie de rire nous avons

DORANTE

Je pense, madame Jourdain, que vous avez eu bien des amants dans votre jeune âge, belle et d’agréable humeur comme vous étiez.

* MADAME JOURDAIN

ïredame*! monsieur, est-ce que madame Jourdain est décrépite, et la tête lui grouille-t-elle déjà^ ?

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