‹ Le brasseur de PrestonChapitre 42 sur 63 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Si j'avais à parler au roi , Je ne craindrais rien , sur ma foi ; Je lui dirais : C'est moi, ToLy, Yotre soldat et votre ami ; Je me suis battu comme un diable, Et ne suis encor que sergent ; Allons, sire, soyez aimable.

Donnez-moi de l'avancement !

Oui, je suis vraiment

Un bien bon enfant ; Il me faut à l'instant de l'avancemeut.

Un bon mouvement,

Point d'entêtement.

Majesté, donnez moi de l'avancement, -

Oui, voilà, ma foi.

Comme on parle au roi !

DETJXIÈME COUPLET.

Si notre roi me refusait, Mille tonnerres ! l'on verrait Je lui dirais ; O majesté'.

Vous avez tort , en vérité' ; Vous accordez titres et grâces A vos nombreux solliciteurs :

Qu'ont-ils fait pour avoir des places, Et mériter tant de faveurs ?

D'un grade nouveau

Faites-moi cadeau, Car pour vous, bien souvent, j'ai risqué ma peau ;

Un bon mouvement,

Point d'entêtement I Majesté, donnez-moi de l'avancement !

Oui, voil'a, ma foi.

Comme on parle au roi !

EFFIE, qui a écouté.

Attendez, sergent... entendez-vous?

TOBT, prêtant l'oreille.

Non!

EFFIE, allant vers la porte de droite.

Je ne me trompe pas... derrière cette porte....

TOBY

Eh bien! quoi?

EFFIE

Un bruit éloigné! du tumulte! TOBY, écoulant.

Oui... en effet! allons, il a fait quelque bêtise!

BVFIB.

Je suis plus mort» que vive; sergent, ailes doM

voir.

TOBY, entr'ouvrant la porte à droite.

Parbleu 1 vous ne vous trompiez pas, des groupes se sont formés au pied du grand escalier, l'inquié^ lude est peinte sur chaque visage. Qu'est-il arrivé, mon Dieu I qu'est-il arrivé î

EFFIE

Il aura été reconnu, sergent Toby ! c'est notre dernier jour.

TOBY

Eh! mais, oui, justement... voilà notre hommel

EFFIE , avec anxiété.

Prisonnier, n'est-ce pas?

TOBY

Non, libre, mais pâle, défait... il m'a vu! il vient à nous, nous allons savoir quelque chose I

EFFIE

Sergent, je vais me trouver mal !

TOBY

Remettez ça à demain matin.

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