COUPLETS
Si j'avais à parler au roi , Je ne craindrais rien , sur ma foi ; Je lui dirais : C'est moi, ToLy, Yotre soldat et votre ami ; Je me suis battu comme un diable, Et ne suis encor que sergent ; Allons, sire, soyez aimable.
Donnez-moi de l'avancement !
Oui, je suis vraiment
Un bien bon enfant ; Il me faut à l'instant de l'avancemeut.
Un bon mouvement,
Point d'entêtement.
Majesté, donnez moi de l'avancement, -
Oui, voilà, ma foi.
Comme on parle au roi !
DETJXIÈME COUPLET.
Si notre roi me refusait, Mille tonnerres ! l'on verrait Je lui dirais ; O majesté'.
Vous avez tort , en vérité' ; Vous accordez titres et grâces A vos nombreux solliciteurs :
Qu'ont-ils fait pour avoir des places, Et mériter tant de faveurs ?
D'un grade nouveau
Faites-moi cadeau, Car pour vous, bien souvent, j'ai risqué ma peau ;
Un bon mouvement,
Point d'entêtement I Majesté, donnez-moi de l'avancement !
Oui, voil'a, ma foi.
Comme on parle au roi !
EFFIE, qui a écouté.
Attendez, sergent... entendez-vous?
TOBT, prêtant l'oreille.
Non!
EFFIE, allant vers la porte de droite.
Je ne me trompe pas... derrière cette porte....
TOBY
Eh bien! quoi?
EFFIE
Un bruit éloigné! du tumulte! TOBY, écoulant.
Oui... en effet! allons, il a fait quelque bêtise!
BVFIB.
Je suis plus mort» que vive; sergent, ailes doM
voir.
TOBY, entr'ouvrant la porte à droite.
Parbleu 1 vous ne vous trompiez pas, des groupes se sont formés au pied du grand escalier, l'inquié^ lude est peinte sur chaque visage. Qu'est-il arrivé, mon Dieu I qu'est-il arrivé î
EFFIE
Il aura été reconnu, sergent Toby ! c'est notre dernier jour.
TOBY
Eh! mais, oui, justement... voilà notre hommel
EFFIE , avec anxiété.
Prisonnier, n'est-ce pas?
TOBY
Non, libre, mais pâle, défait... il m'a vu! il vient à nous, nous allons savoir quelque chose I
EFFIE
Sergent, je vais me trouver mal !
TOBY
Remettez ça à demain matin.
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