‹ Le BrésilChapitre 36 sur 87 · ANNÉE · texte numérisé non relu

ANNÉE

(£) ans).

1873-86 (14 ans).

Portugais,......

Italiens..

Français...

Anglais..

Espagnols ...<■■ Américains du

Allemands.

Autrichiens .. ■. ■

Suisses.* ■..

Russes---

Divers------

Total.

Moyenne annuelle.

LE BHÉSIL

De 1878 à 1888, le nombre total des immigrants, dans les ports qui dressent la statistique de Tim migra tien, a été :

En 1888, il s'est élevé tout à coup, pour deux ports, à 131,268J don 156,915 débarqués à Rio et 74,353 à Santos.

Le premier trimestre de 1889 présente déjà le chiffre de 43,489 immigrants débarques dans trois ports (15,349 à Santos, 24,860 à Rio, 1,280 à Victoria), ce qui fait supposer que le chiffre total de Tannée dépassera 160,000* L’immigration enregistrée en 1887 se répartît de la ruanière suivante d’aprÈs le lieu de déh arque mont :

Rio de Janeiro *.....* 31*310

Santos*. 22,227

Rio Grande do Sut* . , * . 815

Santa Calharina. 430

Bahia.* . 199

Paranâ .. 9

Dans cette statistique ne figurent pas les immigrants arrivés à Pornamboco, k Paré et dans les autres provinces du Nord vers lesquelles se dirige aussi depuis quelque temps un certain courant d'immigration* Les émigrants partent pour la plupart de Lisbonne, de Naples, de Gônes, d’Anvers, de Hambourg ; TAlsace et surtout le Tîrol en fournissent beaucoup* Sur les 31,340 qui ont débarqué à Rio en 1887, il y en avait 25,450 du sexe masculin et 5,860 du sexe féminin; les enfants (au-dessous de 12 ans) des deux sexes étaient au nombre de 4,787* Il y a des provinces qui n’ont pas de statistique de ce genre et d'antres (excepté le port de Rio) qui n’enregistrent pas les départs* A Sâo Paulo, le chiffre total de Tannée 1887 est de 34,710, dont 22,227 étaient arrivés par Santos et 12,483 par Rio* Au Brésil on ne compte comme immigrants que les voyageurs étrangers de 3® classe, tandis que dans d’autres pays d’Amérique on compte les voyageurs de toute classe.

La province de Sâo Paulo s’est distinguée tout partîcuTêrement par les efforts qu’elle a faits pour attirer les immigrants* Une société promotrice s'y est formée, dont îe président, M. Martin ho Prado Junior, est venu en Europe (en 1887) dans le but d'obtenir des facilités pour Témigration, Une hôteUerie, qui peut abriter 4,000 personnes, a été ouvert© à Siio Paulo pour loger et nourrir gratuitement pendant une semaine les nouveaux venus ; on les aide à se placer* Il existe sur Ttle das Flores, dans la baie do Rio de Janeiro, une hôtellerie du mémo genre, où les i ni migrants sont logés et nourris gratuitement, jusqu’à ce que le passage, gratuit aussi, par chemin de fer ou par bateau à vapeur, leur ait été assuré pour la destination de leur eboix* D’autres bOtelleries viennent d’étre créées à Maeahé (prov* de Rio) et à îmz de Féra (Minas)* Pernambuco possède aussi une hôtellerie des immigrants, une inspection spéciale des terres et de la colonisation et une société promotnee de la colonisation et de Timmigralion. Les grands efforts de Sâo Paulo datent de la loi provinciale du 29 mars 4884 et surtout de Tannée 1887 ; ils ont coïncidé avec la propagande abolitionniste et ils ont contribué à préparer le grand événement de l’émancipation. Aussi la province, qui avait enregistré 2,743 immigrants en 1882, 6,500 en 1885, a-t-elle atteint le chiffre de 34,710 en 1887, et celui de

92,000 en 1888* On y compte aujourd’imi des colonies prospères, à Pi que te et à Cannas (Belges), à Ribeîrâo Preto (Italiens et Allemands), à Cascalho (Italiens), à Nova Louza (Portugais), à Santa Yeridîana (Italiens)* Les Italiens et les Allemands se portent surtout vers les provinces méridionales, principalement dans le Paranà, Santa Calharina, Rio Grande do Sul où de nombreuses colonies agricoles ont été fondées. S* Leopoldo (Rio Grande do Snl), où 8,000 Allemands avaient été établis (1825-27),est aujourd’hui une ville florissante, au centre d'un district de 40,000 habitants* Sanla Cruz (Rio Grande do Sul), fondée en 4849, est depuis 1877 une ville dont le district renferme 20,006 Brésiliens descendant d’Allemands ; la colonie Caxias (Rio Grande do Sul) renferme 17,000 habitants. Blumenau et Joinville, dans la province de Santa Calharina, prospèrent depuis longtemps ; la première con lient dans son district près de 26,006 habitants (1889), dont 6,000 Allemands, 2,500 Italiens et plusieurs milliers de Brésiliens. Nova-Friburgo et Petropolis, dans la prov. de Rio de Janeiro, qui ont commencé par être des colonies, sont aujourd'hui des villes tontes brésiliennes. On compte environ 230,000 Rrésilîens d’origine germanique qui conservent encore la langue et en partie les mœurs de leurs pères ; plusieurs sont devenus membres des assemblées provinciales et Tun d’eux (prov. de Santa Calharina) est membre de la Chambre des députés (1889,1, Aussi le commerce du Brésil avec rAlIcmagnc a-t-il quadruplé de 1864 à 1880; celui de Tflalie augmente aussi grâce an développement de l’immigration italienne.

Nous avons dit que le gouvernement et quelques provinces méridionales encourageaient puissamment l'immigration; le Minas-Gcracs est entré dans la mémo voie* H est regrettable que la province do Rio de Janeiro, dont les terres appartiennent à de grands propriétaires et qui pourrait établir facilement dos colonies aux abords de ses nombreuses voies ferrées, n’ait jusqu’ici rien entrepris en ce genre* Le cabinet du 40 mars 1888 était entré résolument dans la politique colonisatrice, convaincu, avec raison, que les questions d’affaîres sont plus importantes par elles-mêmes et plus profitables à la considération du Brésil dans ïc monde que les débats sur des pestions de parli, de centralisation ou de fédération.

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