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et 13 femmes sur 100 sachant lire et moins de 1 sur 1,000 dans la popalalion servile.
ï/instmclion primaire et secondaire relève du gouvernement central dans le Mtinictpe neutre, des assemblées législatives provinciales dans les provinces; rinslruction supérieure relève du gouvernement central dans tout Pcmpire, Les sommes affectées à rinstructiou par le budget général se détaillent ainsi (1889) : facultés de droit, facultés de médecine, école polytechnique et école des mines, 1,385^832 milréis ; école des bcaus-arts, 87,550; b i bl iolh V q ue n ati on al e, 75,000; observa t oire ,93,300 ; miiséuoi d'histoire naturelle, 73,000 ; écoles d'agriculture et instituts agricoles, 4:04 ; arts et métiers, 90,000; sûdélés savantes, 12,000 ; séminaires, 110,000 ; école normale, 67,500 ; écoles militaires, 396,000 ; jeunes aveugles, 91,953; sourds-muets, 116,580; enfance aba nd onn ée, 116 > 58 2 ; écol es ri' i nstru et i ou pri m ai re et secondaire du Municîpe neutre, 1,133,849. Total, 3,917,145 milréis (budget des ministères de l'intérieur, rie l'agriculture, de la guerre et rie la marine), soit environ 9,800,000 francs. Les vingt provinces de l'empire affeclaienf, en 1887, à renseignement primaire et secondaire, la somme de 7,283,000 milréis, ou 18,207,500 francs (en calculant le franc à 400 réis). Les provinces qui, en 1887, dotaient mieux le service de rinstructiou publique élaient : Pernambuco 1,042 contos, Rio de Janeiro 913, IllinaS'Geraes 894, Sâo Paulo794, ParS 682, Bahia 575, Rio Grande dûSuI48l, Amazonas325. l/insiruction primaire est gratuite partout en vertu delà Constitution, et elle a été déclarée obligatoire dans la moitié environ des provinces.
Outre les écoles primaires (dont le nombre, en 1857 , n'était qne de 2,595 avec 70,000 élevés et s'élevait, en 1875, à 5,890 avec 187,915 élèves, en 1886 à6,605 avec 214,670 élèves et est aujourd'hui d'environ 7,200 écoles avec 300,000 élèves), il y a des lycées et autres écoles pour l'enseignement secondaire des jeunes gens; à Rio est le collège impérial [>. Pedro 11, créé en 1838 parle ministre Bernardo do Yasconcellûs.
Il y a 19 séminaires, plusieurs grandes écoles techniques, doux facultés de médecine (Rio de Janeiro et Bahia), et trois écoles de pharmacie (Rio, Babia et Ouro-Preto), deux facultés de droit (Sâo Paulo et Reciie), une école supérieure de guerre, créée en 1889 à Rio par le ministre Thomaz Coelho, trois écoles militaires (Rio, Porlo-Alegre et Cear^), trois « collèges impériaux militaires fy (préparatoires ; à Rio, ÎL Portn-Alegre et à Ceani) une école de marine et un collège naval préparatoire (Rio), une école des mines (Ouro-Prete), qui publie les travaux de ses professeurs et de ses élèves, une école polytechnique à Rio (anciennement école centrale) qui prépare des ingénieurs, des stations agronomiques, des écoles d'agriculture (trois écoles de ce genre viennent d'èlre créées dans la province de Minas en 1889), plusieurs écoles normaîes (l à Rio, 2 à Rahia, dontunepourles institutrices, 8 dans la province de Minas et 1 dans chacune des villes suivantes : Belem do Pard, Therezîna, Forîaleza, Natal, ParaUyba, Recifo, Maceyô, AracrijU, Nictheroy, Süo Paulo, Curityba, Porlo-Alegre et Çoyaz), plusieurs lycées d'arts et métiers (Rio, Bahia, Recife, Sao Paulo, Tau b a té, Desterro et Ouro^Preto), un institut pour les jouncs aveugles et un autre pour les sourds-muets, une école des Beaux-Arts è Rio et une autre à Bahia (fondée en 1886), un conservatoire de musique à Rio.
U y a un observatoire astronomique à Rio; il publie un Annuairê et des Annales (en portugais et en français) dans lesquelles ont été insérées les observations des
astronomes brésiliens sur le passage de Vénus laites à S. Thomas et au détroit de Magellan ; un Bureau central météorologique, un Bureau hydrographique.
Les principales villes comptent plusieurs grandes hiblio^ tbèques (U Nationale, è Rio, renferme 170,000 volumes, 8,000 manuscrits, 30,000 estampes et publie desdwnnto; la Flumînense, 65,000 vol unies). Il y a une Académie fondée sous les auspices de D. Pedro If, sous le nom d'institut historique, géographique et ethnographique du Brésil (sa /tenue forme aujourd'hui 51 tomes publiés de 1839 à 1888), des musées (Muséum national, è Rio, qui publie dans ses ArcAiues d'importantes études d'histoire naturelle et d’ethnographie; musée scolaire, pinacothèque, musée militaire, musée naval, etc.; dans les provinces, musées de Para, Ccara, Maccyd, Ouro-Pretn, etc,), une Société de géographie(sousla présidence dn marquis deParanaguâ; elle vient de réaliser à Rio, —1889- une exposition intéressante), une Société de jurisprudence (Institut de l’ordre des avocats brésiliens), une Académie impériale de médecine, un Institut pûlvtechnique (président le comte d Eu), une Société pour la propagation des beaux-arts, plusieurs Sociétés pour la propagation de l'instruction publique, è Rio, etc. L enscr gnement de la médecine a prison grand développement.
Le discours du trOne, à l'ouverture du Parlement, ïe 3 mai dernier (1889), a demandé la création de deux universités, l'une danslesud, Fautre dans le nord du Brésil, ainsi que de facullés des sciences et des lettres dans les provinces.