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CHAPITRE VII

Les institutions de prévoyance et d’assistance publique

Par MM. E. Levasseur et baron de Rio-Braîîcû.

Les caisses d’épargne, organisées par la loi du 22 août 1800, fonctionnent avec succès, depuis 1861 â Rio, depuis 1875 dans les provinces. Le montant total de leurs dépôts, qui n’était que de 28,597 fr. à la fin de 1861, s’élevait â 14,885,995 fr. en 1871, à 44,390,449 fr* en 1881, et à 59,904,197 en 1887, dont plus de la moitié pour la capitale. Il est regrettable qu’au Brésil comme en France, leur encaisse passe en grande partie dans la dette flottante* Un décret du 12]anv. 1882 a publié le règlement des caisses d’épargnes scolaires.

Aux institutions de prévoyance comme les caisses d’épargne, on peut rattacher la caisse d’assurance-vie des employés du gouveruement et la caisse de retraites pour les familles des officiers de la flotte, les tiers ordres (ordms ter diras} et les confréries (irmandades)^ deux espèces de sociétés religieuses, reconnues par FEtat, dont quelques-unes remontent aux origines de la colonie, et qui, admettant non seulement des nationaux, mais aussi des étrangers, assistent les malades; de nombreuses sociétés de secours mutuels et do bienfaisance (la société française complaît, en 1884, 272 membres seulement), les confréries de la Miséricorde Santa casa daMiseri-

coTdSa) qui font le service de l’assistance publique et qui datent de 1543 à Santos, et de 1567 a Rio, Cette dernière confrérie, riche de plus de 56 millions de francs, possède deux des pins beaux édifices de la ville, construits, sous la direction du sénateur Cîemente Pereira, avec les libéralités do l’empereur D* Pedro II et de ia population; Fhôpital général et l’hospice des fous, et, en outre, l’asile des enfants trouvés et celui des orphelins. L’empereur a fait élever une siatue k Glemcnte Pereira dans le salon d’honneur de l’hospice D. Pedro IL La Miséricorde est chargée aussi du service des cimetières et des pompes funèbres. Les marins et les étrangers pauvres sont soignés gratuitement, moyennant une taxe légère que payent les navires ù leur entrée dans le port*

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