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CHAPITRE II

Par M. le Baron de TEFFÉ

Aucun pays au monde ne possède un système hydrographique aussi complet et aussi développé que le Brésil. Sur une superficie de 8.337.218 kilomètres carrés, comprenant 39 degrés d'étendue en latitude (depuis la Serra Paracaïma par 5°, 10'N., jusqu'à l'embouchure du Chuy par 33°,46'S.) et 39 1/2 degrés en longitude sur le même parallèle de 7° au sud de Féquateur (depuis la côte de Parahyba jusqu'aux sources du Javary), l'empire du Brésil compte un nombre .très considérable, on pourrait même dire extraordinaire, de fleuves, de rivières, de lacs et de lagunes navigables.

Eu première ligne, parmi ses fleuves, il faut citer le colossal Amazone. Dans son cours de 5.400 kilomètres, il baigne des terres brésiliennes sur ses deux bords, depuis le village de Tabatinga, sur la frontière du Pérou, jusqu'à l'Océan Atlantique, sur une étendue de 3.800 kilomètres, soit plus des deux tiers de son parcours.

Parmi les lagunes, la plus remarquable est celle des Patos (Canards), également navigable, mesurant environ 200 kilomètres de long sur 60 kilomètres de large, et située à l'extrémité sud de l'empire.

1. Contre-amiral de la marine impériale, directeur du Bureau Hydrographique de Bio-do-Janeiro, membre correspondant de l'Institut de France Académie des Sciences) et de l'Académie des Sciences de Madrid, chambellan de S. M. l'Impératrice du Brésil, etc.

L'hydrographie brésilienne est encore inconnue des géographes en grande partie; le parcours des affluents et des confluents des principales artères mesure des milliers de kilomètres, et Leur

nombre est si grand* que cette ignorance s'explique tout naturellement.

L'Amazone compte un très grand nombre d'affluents. Au nombre des principaux on peut citer, pour le bord septentrional du fleuve, les suivants : l'içâ, le Japurâ, le rio Negro, ayant chacun plus de 1.000 kilomètres de cours; le Trombetas et le Paru, en ayant plus de 500; le Jary, PAnamarapucû, le Jatapû, et le légendaire Jamunda ou Nhamundâ, qui s'unit au Trombetas à peu de distance de l'Amazone. Sur le même bord gauche, des centaines d'autres rivières se jettent dans le Fleuve-Océan jusqu'auprès du cap du Nord, où débouche l'Araguary dont on connaît les terribles porôrôcas.

Sur la rive droite ou méridionale, en partant de la frontière péruvienne, on trouve d'autres affluents remarquables par le volume de leurs eaux, tels que le Javary, le Jutahy, le Juruâ, le Tefle, le Coary, le Puriïs, le Madcira, le Tapajoz, le Xingû, et le ïoeantins, qui communique avec ce bassin. Tous ils ont un parcours de 1.500 à 3.000 kilomètres, et presque tous sont navigables à la vapeur, et sont déjà sillonnés par des lignes régulières de bateaux à vapeur.

A l'embouchure même du fleuve gigantesque, on trouve Pile de Marajô, mesurant environ 300 kilomètres de long sur 220 de large, possédant des cours d'eau navigables sur une étendue de plus de 100 kilomètres, comme l'Arary, par exemple, qui prend sa source dans le lac de ce nom.

Sur la rive méridionale de l'Amazone, on trouve encore plus de 30 rivières ayant un cours de 100 à 500 kilomètres, sans parler des longs et innombrables sous-aifluents qui se rencontrent sur les deux rives.

Un grand nombre de fleuves se jettent dans l'Atlantique. Les principaux en commençant par le Nord, sont : le Gurupy, le Tury-Assû, le Pindaré, le Méarim, l'Itapicurû (dans la baie de San-Marcos et dans celle de San-José), le Parnahyba (dont les sources coulent do la même chaîne de montagnes qui, par le versant occidental, envoie ses eaux alimenter le Tocantins), PAcaraû, le Jaguaribc, le Mossorô, i'Assû, le Parahyba-du-Nord, le Capiberibe, l'Ipojûca, le Formoso, le Mundahu, le grand San- Francisco (dont le cours est de 3.000 kilomètres environ), leYasa-

Barris, l'Itapicurû-du-Sud, le Paraguassû, le rio des Contas, le Jequitinhonha, le Mucury, le San-Matheus, le Dôce, le Parahybadu-Siul, l'Iguâpe, le San-Francisco-du-Sud (qui serait plutôt un bras de mer), L'Itajahy, le Tijucas, le Tubarâo (à l'intérieur de la barre de Laguna), l'Araranguà, le Mampitûba, et enfin le petit fleuve Chuy, qui sépare le Brésil de la République Orientale de l'Uruguay.

Dans la lagune des Patos débouchent le Jaeuhy, le Gahy, le Camaquam et le rio des Sinos. Dans la lagune Mirim se jette le Jaguarao, et, dans le canal de San-Gonçalo, le Piratiny.

Au nord de l'Amazone, il faut encore citer l'Oyapock, et le grand rio Branco, affluent du rio Negro, qui court entièrement sur le territoire brésilien ; et, au sud, il faut relever une partie navigable de l'Aquiri (bras du Purûs), le Guaporé (bras principal du Madeira), le Juruena, TArinos et le San-Manoel (qui forment le rio ïapajoz), le rio des Mortes (qui grossit l'Araguaya, principal bras du Tocantins).

Dans les versants occidentaux de la chaîne générale (Serra Gérai), naissent également des fleuves de premier ordre qui arrosent et fertilisent l'intérieur du Brésil, et qui, après un long parcours, vont jeter leurs eaux dans l'Océan par le rio de la Plata. Ainsi, l'Uruguay prend sa source dans la province de Santa-Catharina; l'Iguassû, dans celle de Paranâ; le Paranâ, dans celle de Minas-Geraes. Il est formé par le Paranahyba, grossi parles eaux du rio des Velhas, du Corumbà, du rio des Bois, du rio Grande, du Tieté, du Pardo, du Paranâpanema, de Fïvahy, et, enfin, par l'Iguassû, qui, à son confluent, forme la frontière du Brésil avec la République Argentine.

Finalement, le Paraguay prend naissance dans la Serra du Pary; du versant septentrional de cette chaîne coulent les eaux qui forment l'Arinos, principal bras du Tapajoz, qui lui-même se jette dans l'Amazone.

Les amateurs de géographie doivent étudier avec attention l'intéressante région qui forme la province de Matto-Grosso. C'est là le véritable cœur du Brésil. C'est de là que sortent les grandes artères qui portent la vie aux points les plus extrêmes de ce grand corps. En effet, près de Yilla-Bella, les sources du Guaporé, bras principal du Madeira, sont à peine éloignées de quelques centaines de mètres des ruisseaux Aguapehy et Estiva, qui se jettent dans le Jaurû, bras considérable du Paraguay. Au moyen d'un petit canal, que les Portugais ont tenté d'établir au siècle

dernier, de petites barques à fond plat pourraient passer de l'un à lauliv. el effectueraient ainsi Te plus étonnant des voyages, en allant de L'embouchure de I&Plata à L'embouchure de l'Amazone par L'intérieur des terres !

De même le Cuyabâ, bras important du Paraguay, naît sur le versanl méridional de cette même Serra Azul, sur le versant septentrional de laquelle se forment le Paranàtiuga et d'autres sources du rio San-Manoel, bras considérable du ïapajoz. La Serra de la Chapada sépare encore d'autres bras orientaux de ce même rio Cuyabâ de la source la plus importante du rio des Mortes, bras considérable de l'Âraguaya.

La. province de Matto-Grosso est donc la région où se trouve la ligne de partage des eaux qui s'acheminent vers les deux grands bassins de l'Amazone et de la Plata.

Les lacs sont fort nombreux. La province de l'Amazone seule en compte une infinité. Mais là comme ailleurs beaucoup de ces lacs sont peu connus, et les cartes ne font mention que d'un petit nombre d'entre eux. En partant du Nord, on peut citer les suivants :

Amazonas. — Les lacs d'El-Rei, d'Amapâ, d'Urubûquâra, Taperibatûba, Saracâ, Matary, Macuary, Manacapurû. Cudajaz, Trocary, Gupeia, lagune Amanâ, Marahâ et Marihé, tous au nord die l'Amazone. Au sud, on trouve les lacs : Andirâ, Hyapuâ, Abaiuiis, Larv, Paratary, Autaz, Maraquiry, Canuman, Jacaré,Maués, Macary, Andirâ, Uaicurapâ, le lac Grande, la lagune de l'Ouro.

Para. — Dans l'île de Marajo, les lacs Arary, Aruan, Mondango et d'autres moins importants.

Màragnon. — La lagune Burigiatiba, du Yianna, Jacaré-Assû, Taveira, de Ïres-Pontas, de la Matta, du Capim, de Jussâra et de la Morte.

Piauhy. — Lagune de Parnaguâ, du Matto, Itans, Mujû, lagune Dourada, lagune de Pimenteiras.

Rio-Grande-du-Nbrd*. — Lagunes Piatô, Ponta-Grande, Groabvras et Papary.

PcriKimlniro. — Lagune de Yilla-Bella.

Alaijôns. — Lagune Manguâba, Mundabû, Jequiâ, Escura, Timbô, Jacaracica, Taboleiro, Auuaxiuma, Pacas, lagune Gomprida, Boassica, Coqu(>iro, lgi'eja, Azeda.

Bahia. — Lagune de la Cachoeira.

Espirito-Santo. — Lagune Juparanan, Jacunem, du Boqueirâo, (TAguiar, du Chôro-d'Agua, du Pâo-Dôce, du Pâo-Gigante.

Rio-de-Janeiro. — Lagune Araruâma, Saquarema, Cururupina, Maricâ, Piabanha; Jésus, Paulista, Carapcbûs, Jurupatiba, lagune de Cima, Imboacica, Jacuné, lagune Fcia, Jacarépaguâ, Marapondy, Rodrigo-de-Freitas.

Rio-Grande-rdu-Sud. — Lagune des Patos, Mirim, Mangucira, Mostardas, San-Simao, de la Réserva, des Quadros, et un grand nombre d'autres qui vont se relier à la lagune de Santa-Martha, du Camaclio, de la Laguna, dans la province de Santa-Catharina.

Matto-Grosso. — Lagunes d'Uberâba, Jauy, Gahyba, sur la frontière de la Bolivie, Câceres, Bahia-Negra et Mandioré.

Cette courte notice resterait par trop incomplète si je ne disais pas quelques mots de la partie du Brésil baignée par l'Océan. .La côte maritime de L'empire a un développement de G. 600 kilomètres, depuis LOyapock jusqu'au Chuy; elle offre à la navigation plusieurs ports excellents, un grand nombre de mouillages et la plus belle et la plus vaste baie du inonde, celle de Rio-de- Janeiro.

Parmi les ports qui reçoivent des navires de plus de G mètres de tirant d'eau, citons :

Para. — Le port de Belém, dans la baie de Guajarà.

Maragnon. — Les ports de l'Eira, Alcantara, et île du Medo, dans la baie de San-Marcos.

Céard. — Les ports de Fortaleza, Mucuripe, Parâ-Curû, Jeriquaquâra et Retiro-Grande.

Rw-Grande-du-Nord. — Les ports de Bahia-Formosa et Pititinga.

Parahyba-du-Nord. — Ceux de Pitimbû et de la baie de la Traiçâo.

Pernambuco. — Ceux de Tamandaré, Lamarâo et de File de Fernando-de-Noronha.

Alagôas. — Celui de Maceiô.

Bahia. — Ceux de San-Salvador , Morro-de-San-Paulo , Cimamû, Ilhéos, Santa-Cruz, Cabralia, Joacema, Abrélhos.

Rio-de- Janeiro. — La baie de Guanabâra, celle de Vile Grande, les anses de Cabo-Frio, Buzios, Imbetiba, l'ancrage des iles de Santa-Anna.

San-Paulo. — Ceux de San Los, San-Sebastiào, île des Porcos, île du Bom-Abrigo.

Paranâ. — Les baies de Paranaguâ et Antonina.

Santa-Catharina. — La baie du Norte, Ratones, Caieira, Ganchos, Bombas, Itapacorôy.

Pour les navires moins importants et pour la navigation de cabotage, le nombre des ports et abris est encore plus considérable. Je n'en citerai que les principaux :

Para. — Les baies et anses de Caïté, Burunanga, Toquemboque, Imburaby et Guaperôba; la baie de Maracanâ, formée par File de la Praia-Grande, est bien abritée.

Maragnon. — Dans le delta du rio Parnahyba on trouve les barres du Meio, du Cajû, du Carrapato ou Carnaûba et de la Tutoya, les trois premières pour des navires d'un faible tonnage, et la dernière, offrant un port bien abrité, pour les navires de plus de 4 mètres de tirant. La barre du rio Guarapirâ reçoit des navires de 4 mètres 1/2. Les barres de PreguiçasetduLago donnent accès aux petits yachts. La baie du Pria, où débouche le rio Mairy, est parsemée de bancs au milieu desquels naviguent les caboteurs. La baie de San-José est presque complètement obstruée. Dans le voisinage du port d'Alcantara, il y a plusieurs ancrages abrités.

Piauhy. — Cette province n'a que 10 milles de cote dans le delta du Parnahyba ; malgré cela, elle a deux ports. Celui de l'Amarraçào est formée par Tune des six bouches du Parnahyba, qui la sépare de la province de Céarâ ; il peut recevoir des barques de 3 mètres 1/4 jusqu'au port de ce nom, à deux milles de la barre. Celui des Canarias a environ 3 mètres de profondeur, mais à l'intérieur de la barre il y a de G mètres à 7 mètres 1/2.

Céarâ. — La barre de Jaguaribe (Aracaty), dont le canal est changeant à cause du mouvement des sables, a 4 mètres d'eau aux marées basses ordinaires ; les bateaux à vapeur des compagnies de Pernambuco et Maragnon y font escale. La barre du Choro* est accessible aux petits navires. Le port de la Lagoinha est peu spacieux, mais il offre un bon mouillage. L'anse du Mundahù est un port d'escale pour les bateaux à vapeur de la côte,

et, malgré ses lianes et ses récifs, il a deux ancrages surs pour les navires de 3 mètres. Les anses de Pcrnambuquinho et de l'Aracaty-Assû sont de simples ouvertures situées à l'intérieur d'un récif, niais elles ont un excellent fond de vase de 10 à 12 mètres de profondeur. Les caboteurs pénètrent dans les barres de l'Acarahû, Marisco et Presidio, malgré les écueils. Le meilleur porl de la province et le pins abrité est celui de Camocim, ayant 4 mètres de profondeur. Les barres du Comorupim, Comoropim- Baixo et ïimonha donnent accès aux petits navires.

Rio-Grande-du-Nord. ■ — La barre du chef-lieu de la province est d'un accès difficile pour les grands navires ; mais, à l'endroit le plusbas du canal, qui se trouve entre les bouées, il y a toujours 2 mètres 60 d'eau à la marée basse, et tout le reste du canal n'a pas moins de -4 mètres. L'entrée serait facile n'étaient les détours rapides et étroits. Le cap de San-lloque, Mara-Cajahû et la baie du Touro ont assez d'eau pour les navires moyens, car la sonde trouve toujours de 5 à G mètres de profondeur. La barre du Mossoro est fréquentée par les bateaux à vapeur cùtiers, qui vont mouiller dans un port où l'ancre prend bien et qui a 7 mètres de profondeur.

Parahyba-du-Nord. ■ — Le port de Cabedello reçoit des navires de i mètres 60 ; mais ceux-ci ne peuvent remonter le fleuve jusqu'en face du chef-lieu de la province que pendant la marée haute. Le port de Mamanguâpe, à l'embouchure du Parahyba, reçoit des navires cô tiers.

Pernambuco. — Le port du rio Formoso est excellent et a un fond suffisant pour les grands navires, mais la barre en est fort étroite, elle n'est guère qu'une solution de continuité du récif qui longe la côte, de sorte que ce port n'est accessible qu'aux petits navires. La barre du Serinhaém n'est assez profonde que pour les petits caboteurs. Le port des Gallinhas et lerioSuapese trouvent dans les mêmes conditions. L'anse de Guaybû, célèbre pour sa forteresse, est un ancrage sûr pour les navires de haut port. Le port du Uecife ou Mosqueiro a 5 mètres 1/2 de profondeur. C'est une des meryeilles de la nature : à 200 mètres de la rive et dans une direction parallèle se prolonge en ligne droite, sur une étendue d'une lieue, un récif en forme de muraille, élevée aujourd'hui par la main de l'homme, mais qui, avant ces travaux, défendait tout naturellement le port contre la fureur des vagues de l'océan. La barre du Pào-Amarello est fréquentée par des na-

vires n'ayant pas besoin de plus de 3 mètres d'eau. L'ancrage d'Itamaracà est excellent et a 5 mètres de profondeur. La petitebarre du Gerimunha donne accès aux navires qui ont besoin de 3 mètres de tirant d'eau. Le port de Goyanna a 4 mètres de profondeur. Celui de Pitimbû ou des Français est spacieux, mais son lit est mauvais pour l'ancre, quoiqu'il ait de 8 à 10 mètres de profondeur dans la barre.

Alagôas. — La barre de Camaragipe reçoit des navires de 5 mètres de tirant.

Sergipc. — La barre du rio Real donne entrée aux petits navires. Celle du Vasa-Barris n'a que 4 mètres à marée haute et est d'un accès difficile ; mais le fleuve est navigable, jusqu'à 20milles de son embouchure, par de petits navires. Celle d'Aracajû, dans le rio Gotindiba ou Cotinguiba., n'a que 2 mètres 1/2 d'eau, et, comme elle est formée de bancs, on n'y peut pénétrer qu'avec un bon pilote. Le rio Japurâtuba a une barre peu profonde qui n'admet que de petits caboteurs. Le rio San-Francisco, l'un des plus considérables du Brésil, prend sa source près d'Ouro-Preto, dans la province de Minas-Geraes, traverse les provinces de Bahia et Pernambuco, et, à 230 kilomètres de la mer, sépare les provinces de Sergipe et d'Alagôas en formant leur limite jusqu'à la côte, ^a barre a 4 mètres 1/2 à marée haute.

Bahia. — La barre du rio Caravellas a 5 mètres 1/2 à marée haute : à l'intérieur, elle a de 9 à 10 mètres sur un lit de vase. Alcobâça et Prado sont deux ports pour les caboteurs qui n'ont pas besoin de plus de 2 mètres de tirant. Le port de Comoxatiba est formé par le récif qui longe la côte et il offre un bon ancrage de 5 à G mètres de profondeur pour une douzaine de navires ; cependant, la barre est tellement étroite qu'elle n'admet que des navires d'un faible tonnage.

La barre de Cramimuan a 2m,2 de profondeur. Le port de Joacema est abrité, peut recevoir de grands navires et a 8 mètres de profondeur. La barre duFrade est dangereuse, mais le fleuve est navigable sur une grande étendue pour les caboteurs. Le port de Porto-Scguro est abrité contre les vents du Nord-Est, mais il est complètement ouvert à ceux du Sud et du Sud-Est. Les baies de Santa-Cruz et Cabralia constituent de magnifiques ancrages ; le fond est de vase et a de 13 à 14 mètres de profondeur dans la première et de 7 à 8 mètres dans la seconde de ces baies. Le port de Belmonte, à l'embouchure du fleuve de ce nom ou Jequitin-

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