‹ Le Brésil en 1889Chapitre 28 sur 147 · navires, 509 canons, .'{.300 hommes · texte numérisé non relu

navires, 509 canons, .'{.300 hommes

3. 56 voiles, 946 canons, 3.200 matelots, 7.^)00 soldats. — Un tableau de Castello, au Musée de .Madrid, représente le débarquement de Dom Fadrique à Bahia.

ESQUISSE DE L'iIlSTOIRE DU BRÉSIL. 12t

de s'emparer de Bahia, défendue par Diogo de Oliveira. Padilha fut tué dans le combat de Pitanga contre Piet Jlcyn (12 juin).

La capture de la flotte dite ^Argent, en 1628, par Piet Heyn, encouragea la Compagnie hollandaise des Indes Occidentales. Une seconde expédition1, sous les ordres de l'amiral Lonck et du colonel Waerdenburch, fut envoyée contre le Brésil. Du 16 février au 2 mars 1630, elle s'empara d'Olinda et de Réeife. Les Brésiliens, commandés par le général Mathias d'Albuquerque, commancèrent alors contre les envahisseurs une lutte qui dura vingt-quatre ans. Plusieurs chefs brésiliens, nés dans le pays, parmi lesquels Louis Barbalho, Yidal de Negreiros, l'Indien Camarâo et le nègre Henri Dias2, acquirent une juste renommée dans cette guerre.

Quoique ayant reçu des renforts, les Hollandais se trouvaient encore réduits en 1631 aux villes d'Olinda et de Réeife. Cette année, à la nouvelle de l'arrivée de quelques troupes que transportait l'escadre de Dom Antoine de Oquendo, ils brûlèrent Olindaetse concentrèrent à Réeife. Pourtant les renforts destinés à Pernambuco ne dépassaient pas le chiffre de sept cents Portugais, Espagnols et Napolitains commandés par Sanfelice, comte de Bagnoli3. Une bataille navale sans résultat décisif fut livrée près des Abrolhos (12 septembre), entre Oquendo et Pater, qui périt dans le combat.

Mathias d'Albuquerque avait établi entre les rivières Beberibe et Capiberibe le camp retranché nommé Arraial do Bom Jésus, et des postes fortifiés aux environs de Réeife. De 1630 à 1632, les Hollandais furent repoussés dans plusieurs attaques qu'ils tentèrent, notamment contre le fort de Cabedello (Parahyba), défendu par Mattos Cardoso (1631), et contre le cap Saint-Augustin, défendu par Maciel Parente (1632.) Cependant cette dernière année (20 avril), la désertion de Calabar, natif de Porto-Calvo,

Page 1