CHAPITRE DEUXIÈME. TJ
plus; je ne nommefai pat ceux qui vivent et qui,
ministres de la veille, du jour ou du lendemain, QDt encore une part influente aux affaires de leur pays. Si mon livre va jusqu'au Brésil , je ne veux ps qu'il s'expose an reprodbe d'oubli ou de flatterie envers qui que ce soit.
Les Chambres ont mérité aussi leur part d'éloges. Orageuses, passionnées par moments, leurs détibératioDS ont été cependant dominées par.le sentie Bsent du devoir monarchique et de l'intérêt public. Les chocs parlementaires entre les provinces ont été iréquents; mais dans ce conflit d'intérêts divers» la majorité» toojours guidée par la Gonstitutk», a su généralement démêler la solution juste et pratique. IjC Sénat surtout, composé d'hommes expérimentés, mûris par 1 âge et par l'habitude des affaires, habilement choisis par le chef de TÉlat» sans acoeptioB de parti» le Sénat a rendu d'immenses services, en r^KNissant toutes les propositions irréfléchies et en prenant au besoin une intelligente initiative.
Mais c'est surtout à l'action sUfitéBe du pouvoir impérial que le Brésil doit d'être ce qu'il est.
Don Pedro l", l'auteur de la Constitution de 1824, a eu à lutter» au dedans et au dehors, contre des difficultés insunnontabies. Ses sept années de règne, après la proclamation de la Gonstitutimi »
ont été tristement signalées par des agitations et des
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désordres intérieurs, cmitre-eoop des révolutions voisines, et suites naturelles de reiïervescence que la lutte pour rémancipation avait provoquée. La guerre malencontreuse contre Buenot-Aym ajoutait encore à la confusion, en grevant le pays d'une, charge énorme, et en affaiblissant les moyens d'action du gouvernement contre Tanarcliie. L effet de cette situation troublée, que qiuelques lacunes dans cette brillante nature d'ancien chevalier et cFàr* tiste ' aggravaient encore, s'est prolongé pendant tout le règne du premier Empereur constitutionnel, et n a pas laissé au jugement des contemporains le calme et la rectitude nécessaires pour apprécier les mérites du prince qui a (ait le Brésil indépendant et libre, et qui, par la sagesse des institutions dont il Fa doté, lui a ouvert, large et féconde, la voie du pins magnifique avenir.
Mais l'heure de la jusdce est venue pour l'illustre Empereur; les passions de 1831 se sont éteintes, et r£mpire, en pleine possession des bienfaits de i œuvre, entoure aujourd'hui l'immortel ouvrier des témoignages de son admiration et de sa reconnais sance. Rio-Janeiro, la noble capitale, a donné le signai de cette légitime et patriotique réaction^ sur l'initiative de sa chambre munidiiele» ime souscrip-
* Don Pedro 1*' cultivait les ai ls : le lîrésil lui doit la mu* sique très-populaire de son hymne national. -