‹ Le BrésilChapitre 25 sur 75 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

mande moins. On verra lout à Theure, quand je parlerai des chemins de fer dont la constmcdoii se prépare , que cette bonne renonuBée da BréBÎl porte déjà ses fruits.

Remplir ses engagements , c'est le premier devoir des gouvernements comme des particuliers; mais ce n*estpas tout r grande ou médiocre , il hut qu'un État sache ftiire hon emploi de sa fcrtiine , et quand il a à se tlcciclt entre plusieurs genres de dépenses, il faut qu'il discerne celles qui ont la plus immédiate utilité 9 ceUes qui ont un caractère de nécessité gouvernementale, celles enfin qui sont le plus dcmnirnt productives.

• A ces points de vue , le budget du Brésil est combiné avec.ime sagacité qui fait honneur au gouvernement qui le prépare et aux Chambres qui le discutetit et le votent.

Ce qui a été dit de la Constitution et de la décentralisation provinciale qu'elle consacre a déjà fait comprendre que le budget général est déchargé d'une portion notable des dépenses qui , dans fos États centralisés, pé.s< iiL sur le trésor pn])li(\ Ainsi tout ce qui concerne l'instruction primaire (généralctet gratuite, aux termes de la Constitution), les travaux publics, les établissements charitables, l'iiH demnité aux députes provinciaux , les dépenses de secrétaircrie des présidences, certains irais de perception et de recouvrement des impôts, ainsi qu unç

lOi * LB BRÉSIL.

partie considérable des frais de culte et de police, demeure à la charge des provinces, qui discutent et votent ces dépenses dans leurs assemblées annuelles» et qui les payent sur leurs ressources particulières. Le (i;ouvemement n'intervient dans (jnelques-iines de ces dépenses qu'à titre tle siihvention.

Les recettes générales de l'État ne t out face qu'aux dépenses générales, comme la dotation de la couronne, les allocations aux membres des deux Chambres, au Conseil d l ltat, au Corps cli[)lonïati([nc, aux membres du Corps judiciaire; les frais (généraux de culte et de police; les frais d'entretien de l'armée et de la flotte; les frais de perception des impôts généraux ; les intérêts et raniortisscincnt de la dette publique. ^

Ces dépenses nécessaires, sont réglées dans un esprit de sévère économie, mieux approprié peutêtre aux ressources limitées du Brésil qu*à Téclat (juc semblent exijjer certaines lonclioiis ' ; niais le patriotisme brésilien ne réclame pas, et la carrière publique est fort recherchée, bien que l'activité

' Une loi du 7 août 1852 a aii{ptienlé dans des proportions convenables le traitement des tondions les plus élevt'cs. Ainsi , le traitement des ministres a clé fvorté do 21,()()0 1t. à 30,000; celui des conseillers d'État, de 7,200 à 12,000; celui des magistrats de la CoursuprrMnr, do 12,000 à 18,000 ; celui des conseillers de Cour d'appel, de 9,000 fr. à 12,000. Une auf^nicntation proportionnelle a été accordée anx magistrats intérieurs.

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