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CHAPITRE TROISIÈME

34,954,048 fr.; elles n'étaient, dans le budget de M. dePouthos, que de 29,403,687 fr.

Je ne «(pialerai pas,, en détail, les causes des augmentations oonsidéralilès ^*oo remarque dans les allocations du plus récent budjfct et f[ui » élèvent en totalité au chiffre de plus de 29 millions. Il me suffira de dire que cet accroîsBement daUocations, qm s*est opéré -gradudlementy au fur et à mesure de Taccroissement du revenu pnbKc, a eu pour but et pour effet d'améliorer non-seulement la situation des fonctionnaires de toutes les classes» mais encore la plupart des services publics tn^ maigrement dotés, et de créer dé nouveaux services d*une utiUlé incontestable. Ainsi une somme tle 1 ,700,0(X) francs a été allouée à la nouvelle administration des terres publiques, qui est i^pelée par ses travaux à donner l'impulsimi à Toeuvre capitale de k colonisatîoD de l'Empire : ainsi encore, les travaux publics généraux, qui ne figurent au budget de 1840-47 que pour une somme de 336,000 fr., participent au budget nouveau pour 1,200,000 fir. Ce n est encore qu'une oeuvre à Tétat d*embryon, et qui recevra du temps des développements considérables, car il y a bon nombre de travaux à effectuer, qiii ont un caractère d'utilité générale et qu'on ne peut abandonner à Faction trop spéciale et aux ressources trop restreintes des provinces. Enfin je citerai le chapitre des ai'senaux militaires et des approvision-

nenu iits de [{iiciTC, dont le chiffre s'est élevé de 1 ,500,000 ir. à plus de 4 millions et demi. .

Avec les ressources qu'on vient d'indiquer, le Brésil a sur pied la meilleure armée et la meilleure flotte de toute rAniériqne méridionale et centrale. Cette armée n'est pas nombreuse; elle s'élève à vinf[t mille bommes environ, sans parler de la garde nationale, qui est ré^^uUèrement organisée et qu'on mobilise facilement en cas de besoin. Mais si le chif- Ire de l'arnicc est restreint, elle est bien tenue, bien soignée, bien disciplinée; on ne connaît pas au Brésil ces cadres monstrueux de généraux et de colonels innombrables qui dévorent le budfjet des Républiques liispano-américaines et ne laissent pas une piastre^ disponible pour payer des soldats. Lelatmajor général du Bi^ésil se réduit à quatre lieutenants généraux, huit maréchaux de camp, seize bri(i;adier8 généraux, les officiers supérieurs et inlerieurs en proportion. Bien commandée par des cbeis qu'elle connaît, l'armée est pleinement dévouée au trône et aux institutions, et on a fait, à son grand honneur, cette curieuse remarque, qu'au milieu des séditions et des révoltes c{ui ont désolé le Brésil pendant vingt années, la fidélité des troupes n'a pas été une seule fois, un seul instant, ébranlée : en face des partis, elles se sont tou jours ralliées sous le drapeau impérial.

La flotte du Brésil se divise en navires à voiles et en navines à vapeur. D après le dernier rapport du mi-

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