CHAPITRE TROISibMB
nistre de la marine, elle est ainsi composée : navires à voiles^ 2 frégates, 7 corvettes à batterie découverte, 8 bricks-barqueé et bricks» 17 bricks-goëlettes, goélettes, patacbes, canonnières et yachts; navira à vapeur, 1 vapeur de 300 chevaux , 2 de 220, 2 (le 150, 4 de 130, 1 de 90, 2 de 70, 1 de 40, 2 de 25.
Pour atteindre au cadre normal fixé par décret du 26 janvier 1850, il manque à la flotte à voiles
2 corvettes à batterie couverte, 1 corvette de second ordre, 4 bricks et bricks-barques, et dans la catégorie des navires à vapeur, 3 frégates de 300 chevaux, 4 corvettes de 220 et 2 vapeurs de dernière classe. Elle a, en dehors du cadre normal, 2 petits navires à voiles, 2 vapeurs de u^uisieme ordre, 1 de 90 chevaux, 2 de 25.
La transformation du vieux matériel entraîne nécessairement quelques lenteurs, mais Timpulsion est donnée et le cadre normal iw tardera pas à être atteint. Le résultat obtenu est déjà notable : le Brésil, qui n avait il y a six ans que trois petits bateaux à vapeur, met en ligne aujourd'hui seize navires armés de ce puissant moteur et possédant une forcede 2,000 chevaux. L'An[{lctori"e a fourni une partie du nouveau matériel et les arsenaux de TEmpii c ont déjà commencé à le compléter, sous la direction d^ingénieurs brésiliens.
Tout est relatif dans les c^pses buniaines, cl Teffort
est ridicule quand il se {jrossit au delà des proportions de l'obstacle. Avec ses 20 mille homme» de troupes Kguliàres et ses cinquante navires de guerre, à vapeur et à voiles, le Brésil est en mesure de fiûre face à toutes les éventualités du dehors. Je ne parle pas des cbances d'une {juerre avec l'Anjjleterrc , hi France, ou même les États-Unis, guerre qui serait un non-sens, puisqu'il ne saurait y avoir entre les graides puissances lUaritiraes et le hréAl aucun in» térèt Hcrieux et contraire à débattre, par consé(juent aucune cause plausible de conflit, et puisque le commerce, ce Uen irréfragable «les peuples, multiplie chaque jour les relations et les échanges entre les jjrands centres industriels du Nord et les riches et fécondes contrée de l'Amérique du Sud. Mais { Empire brésilien a des voisins inquiets, ivnniants, qui ont été plus d*une lois tentés de porter bors de leurs frontières raf[îtation qui est chez eux en permanence. Les forces respectables dont le Brésil dispose, outre qu elles 8on( une garantie de sécurité intérieure, doivent avoir pour efFet de contenir ces effervescences et d'imposer aux Républiques hispano-améri>> • caines le respect des droits de l'Empire. Des e\omples récents ont prouvé que, si désireux qu'il soitde gar-' d^ la paix, le Brésil sait au besoin témoigner de sa; force, qu il sait faire la guerre et qu il la lait bien. Le cadre restreint de cet écrit ne me permet pas d'entrer dans le détail de la guerre coutre llosas.