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CHAPITRE QUATRIÈME

àve et défeosive étaient conclus avec le Paraguay, avec le gouvernement de Montevideo et avec Je

général Urquiza, au nom des deux provinces de rEntre-Bios et de Corrientes. Le Paraguay, quoique directement menacé par Hosas, $*abslint, par un système de temporisation calculée , de participer aux mesures prises pour commencer la lutte ; mais, ainsi qu' Urquiza et le gouvernement de Mentevideo , il avait déterminé Tun des principaux buts de la guerre, en concluant avec le Brésil, comme les deux autres intéressés, une convention spéciale de iiavigdlioii et de conmicrce , consacrant le principe du libre usage des fleuves entre riverains. , L*armée brésilienne, commandée par le comte au)ôurd*hui marquis de Caxias, entra bientôt sur le territoire de 1 Uruguay, où se trouvaient déjà les Argentins d'Urquiza. Dans Timpossibilitéde soutenir le choc des coalisés, Oribe s*était empressé de conclure avec le général argentin une convention en vertu de laquelle les troupes du lieutenant de Rosas durent se disperser et rentrer dans leurs foyers. La ville de Montevideo , cette nouvelle Troie, comme on Fa appelée, fut ainsi délivrée du siège qu'elle soutenait depuis dix am. Puis une divinon brésilienne, commandée par le général Marques Souza, aujourd'hui baron de Porto-Allegre, passa ieParana, se réunit aux Argentins d*Urquiza, joignit 1 armée du dictateur à Monite-Caoerès, presque aux portes

m LU BRÉSIL.

de BuoKK-A^Tes, «t la mit «■ <lërmiCe oomplèle.

Rosiis était renverse. Montevideo était à jamais débarnaté de son opiniâtre ennemi. La coaieilératioii «(partiac éltàt iibie. Le Paraguay, manoé d*ctt* T^iiftemeat par Boa», nsiynk plut rien à craÎDdie.

Quant au Jirésil , les profits qu'il retirait de cette lieupeuse campagne étaient certes ix>itavouai>les. En Ml Miti^T fiant le pouvoir de Roses , en suppimant le trouble delà çaene et de i'ani<cfaie dans TÉlat^ rOrof|[«aY, il le dounait à lui-même mie «écorilé considérable qui lui uian([uait. Dans la partie de rÉtat oriental (\m touche à la province de Rio Grande do 6ul, fe Urouvent, depuis longues années, un certain nombiie d'établissements de sujets brésiliens que les soldats d'Oribe mettaient incessamment à sac et à pillage, en .enlevant les bestiaux, sous^ prétexte de contiibutions de guerre, et en anssaccant les oolons. Lea beliicjueux Esiêncerw de la fircMitière ne ré us s issai en t à se défendre que par im système orf^anisé de représailles. C'était un état de choses anormal, indigne d'un grand pays, et la chute de Bosas y larttMt nn terme.

La politique hostile du dictateur avait im autre dan{;er , moins (ifrand qu'on l'a pix'tendu , mais assez sérieux cependant pour qu'il fût nécessaire d'y ooiiqwr court Rosas se figurait avoir deux atmea toutes-puissamtes oosilre le Brésil monarchique et pays à esclaves; ces deux armes étaient la douUe

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propagamie de la Répufaliqiw et ée rabolhioii êe

resclavaf^. Plus d'une fois, de sourdes menaces dans ce sens étaient parties des bords de la Plata : à une autre épeqde, dmaiit les agkatioiii de Tépo* qne de la Rëçence, une folle tentatm de BépnUique avait éclaté, comme je Tai dit, précisément dans cette province de Rio Grande do Sul , la plus voisine de Taotion ai|;entine , et il était avéré 4{a'elle ne s'était prolongée , dans le «rde étroit où die était drc o pscrite, que {jrâoe à Tasmlaiioe que lui pr^ talent tour à tour 1rs af^cnts de Rosas et les chefs de bande de TÉtat oriental. Tout ce passé était apuré, et les anciens républicaiBS de Pimtmim étaient devemis les plus anlents «dateurs de la Monsw to e, Mais il était évident que Rosas, en se précipitant de gaieté de cœur dans une lutte inégale , n'avait pas renoncé à user 4le ces moyens odieux, et, bien qu*il se fh gnoideDient illudon sur leur efficadté, il povh • vait agir sur quelques esprits inquiets, sur quelques hommes corrompus, et susciter des troubles. L'action malfaisante de cette propa{;ande n'eût certainement pas abouti, car le Brésil est de plus en plus rattaché à sa Ifonarcfaie par les profits qn*il en retire et par le culte qu'il a voué à sou jeune Empereur ; d'mi autre côté , une guerre serve n'est pas à craindre dans un pays l'eBdavan^ est incomparable* ment plus doux que paitovit aiHeun, où le préju(][é de la peau n existe pas, et où la dasse si nombreuse

lis LB BRÉSIL.

(les hommes de couleur libres est ardemment attachée à une Constitution qui leur ouvre toute grande la .voie qui mène aux plus hautes foDCtioos publiques. J'ajoute que si une provocation aux esclaves doit demeurer sans effet , c'est surtout dans cette province de iiio Grande do Sui , la seule qui soit en contact direct avec les anciennes colonies espa* imoles de laPlata : car. en raison des-cultures mêmes du sol, qui n'exigent nullement l'emploi des Africains, le chiffre des esclaves y est extrêmement réduit. .

Quoi qu'il en soil, la guerre- contre Bosas et la chute du dictateur, qui en a été la suite, ont hit

disparaître toutes ces craintes, plus ou moins exagérées, d'agitation intérieure.

Ce n'est pas tout : le Brésil a conquis, dans cette guerre , des avanta^^es positi£i que rien désormais ne peut lui enlever, et dont le mond(» conunercial parta{]^era à la longue avec lui les bénétices.

L'Empire a d'immenses territoires intérieurs, plus ridies et plus féconds encore que le sol d^à si riche cpii borde ses côtes. A ces provinces, dont le nom est à peine connu en Europe , il ne manque que des débouchés. Les routes fermes sont longues et coûteuses à £dre; mais la nature, si prodigue à ces zones bénies , offre des voies toutes faites : ce sont les fleuves qui sillonnent le territoire et qui sont presque partout en communication facile avec la mer.

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