‹ Le BrésilChapitre 39 sur 75 · CHAPITRE QUATRIÈME. U · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. U

amiaUeSy ies difiiérencU que Rasas susckmt incessamment au gouvernement brésilien. .

Qu'il ait su ou non la vérité sur la mission du

vicomte d*Abraiitcs , Rosas en prit singulièrement ombrage, et sa haine contre le Brésil en devint plus envenimée. Il sut cependant se contenir, car il avait toujours sur les bras la France et l'An^terre, et son intérêt lui commandait de ne pas aggraver les dangers de la situation en provoquant une puissance Sud-Américaine qui n*avait ni les flottes ui les armées des deux plus grands États du monde, mais qui, fortement organisée efaez elle, touchait par tous les points au territoire régi par Rosas, et le tenait sous la bouche de ses canons.

Mais l'Angleterre était lasse» et» la première» ell^ fit avec Rosas un traité tel qud. Puis la France» qui avait alors bien d'autres affaires, entra en négociation, et un projet de convention fut conclu entre Tamiral Le Prédour et le négociateur de Rosas. Grâcje aux événements qui se sont rapidement succédé, cette convention ne put être ratifiée, et elle est demeurée sans effet. Mais le dictateur ne prit pas même le loisir d'attendre cette ratification, qui ne devait jamais venir» et dès quil crut ses affaires terminées avec TEurope» il 9ë tourna du côté du Brésil avec des airs rognes et menaçants. Sa diplomatie prit des allures de brise-raison qui tendaient évideinment à une rupture. Le cabinet de Rio vou-

lait garder la paix, bien qu'il eût de graves sujets de plainte contre Uosas et son lieutenant Oribe ; le ministre des affaire^ étrangères d*alon» M. .Pauline , de Souza, aujourd'hui vicomte dUruguay, prit la peine , dans inie suite de dépêches fort remarquables que jai analysées ailleurs S de discuter et de réfuter les vieux et nouveaux grieiÎB présentés par renvoyé deRosas, M. le général Guido. L'Empereur lui-même voulut bien témoigner à l agent argentin son ferme désir de terminer la querelle à laoïiable. Rien n y fit Comme la dit le vieux poète : Dieu jette la démence au casur de ceux qu*U veut perdre. Plus on se montrait conciliant vis-à-vis de lui , plus Kosas af Fichait d'insolentes exigences; et un jour vint, en septembre 1850, où le général Guido dut recevoir sies passe-ports let quitter la capitale du Brésil, emportant avec lui la guerre qu'il avait ciiercbée.

Comment cette gueire fut conduite, et par quelle singulière habileté le gouvernement impérial réussit tout d'abord à isoler Rosas et à l'entourer d'tm réseau d'ennemis , c'est ce que le public européen a su sonuuairemcnt, et ce que je nai pas ici à raconter en détail. 11 me suffira de dire que, trèsrpeu de temps après la rupture, des traités d'alliance offen-

* Le Brésil et Rosat, brochure in-S", publiée en 1851, chez Guillauuitn.

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