‹ Le BrésilChapitre 42 sur 75 · IM LE BKÉ8IL · texte numérisé non relu

IM LE BKÉ8IL

cuter les causes qui perpétuent l'agitation et l'anar* chie aa sein de on agrégatioiis d* hommes se vatta^ diankpar tooi leur» iwtfwwl» an principe d*aiilarilé

qae supprime la feme deleur j^ou^ernement, et qui^ catholiques et espa(jnole$ dans 1 àme , s épuisent en efforts béroïijiies, depuis quacante années» pour * §Màc une eeovre d'Angki-Saioiis et de protesumi. Toujours esl41 que i*accord qui s'était filit entre elles pour renverser Tennemi commun n a pas survécu au succès de l'entreprise.

La CoafédéntÎQn Aifjpentaaes'cst disloquée z après pknieun mob de ■i s éraye a luttes» Blienoe-Ayres s*esjl séparée des dôme autres proyinces^ et s*est consituée en Etat indépendant, Buenos-Ayies, sans qui la Cookdératioa Argentine est hia^ peu de chose, mak qui perd» en s*isolaMty les œntrea de produ^ lioB oà ft*alimeBtait son mardie commercud.

De son c6té , la République orientale est revenue à ses distractions favorites : elle a fait desjMmtincia- «lentos et de petites révolulions » elle a renversé des lirésîdents qu'elle venait d'élire» stns qu'il aiût potable de dénier une cause avouaJble à ces revirements» car la Constitution est asâez bonne ^ et sem«

* Un des reproches qu'adressent à la Constitution de l'État oriental les hommes intelli{j;ents qui l'ont vue fonctionner, c'est l'interdit «ilcrtoral dont elle frappe les individus qui ne savent ni lire ni écrire. La prescription est assurément trè*piiilosophiqae, mais elle a altéré le mibê^ ooiversel» et en

CHÀPITME QOàTRIËMB. 48f

ble d'une pratique facile. C'est, dans ce pauvre pays, une lutte perpétuelle fb personnalités , des conflîÉB son» cesse fCBMflsanai cntie les JMMCt et les ihugeSj, qui soal UaM et fondes ok ne ssit pourquoi . et, brochant sur le tout, des nuées de géaélaux, de colonels, de fonctionnaires civils inoccypés et un trésor public en état de séclweesie pc w— sme> Le Brésil, obligé p» w tnnté et mimî pe» le Imsoîb ^Ë^ymr sa frontière du swi pnsible à prêter son assistance au maintien de la présidence lé{^ale de Montevideo 9 a coosenii , sur la demande instante du IpDvmncnMBt oriental y à le ptolé^er par son interiFcntion. Il a envoyé à MoMevîdeo une division de cinq mille bommesj il a rempli, par une subven-

lestreignant le nombre des électeurs qui ne peuvent et ne veulent rien être que de laborieux travailleurs de la teney elle a accru les chaaces des intrigants et des ambitieux.

La restriction constitutionnelle dont je parle est anjourà*hm tombée en désuétude, et la condition de savoir lire et écrire n'est ploâ exigée pour le vote. Mais , au dire des gens pratiques, le vice radical de la Constitution orienfale, c'est la règle d'incompatibilité absolue qu'elle proclame entre le mandat lefpslatif et toute espèce de fonctions émanant du pouvoir exécutif. 11 y a beaucoup] d'ambitions toujours en éveil dans l'État oriental, mais l'esprit et la science des affaires y manquent presque absolument , de telle sorte que si le petit nombre d'individus aptes à l'administration et à la politique siègent dans l'une ou Tautre des deux Cbambres, il n'en reste pins poor assister le président de lears coBseik, et réciproquement.

tion mensuelle de G0,00i) piastres, les coffres de ce malheureux pays, vrai tonneau des Danaïdes, qui eût englouti , hélasl ïÀm d'autres sommes, tant sont afiPamës ses créanciers de toutes sortes. Ces sacrifices pécuniaires, auxquels il a bien fallu mettre un terme, ont atteint le chiffre énorme de 10 millions de francs , et n ont absolument abouti à rien : l'envoi des troupes auxiliaires a servi au moins à donner à la ville de Montevideo une sécurité d'unè an* née et à lui faire voir quelle prospérité l'attend , si elle se résignait à. prendre un peu de goût à Tordre. Mais c*est trop exiger sans doute de ce turbulent pays : mal(^ré la présence de la division brésiliàmey un nouveau chanjjement à vue s'est accompli au mois d'août derpier. Le président Florès a été renversé, un par son fait et sa faute, car, pour se préparer une réélection ill^le, il ^vait tenté une de ces entreprises dans lesquelles on ne doit pas échouer : il avait ouvertement violé la Constitution, en imposant à la presse la censure préventive. La force brésiiiemiè ne pouvait suivre Florès sur ce terrain , puisque sa mission était de protéger le gouver» uement légal : elle est demeurée neutre , se bornant à maintenir la tranquillité dans la ville, de telle sorte que la révolution a pu se faire sans ef&ision de sang. Depuis lors, il y a eu une sorte de trêve entre les partis : Florès s*e$t démis de ses fonctions, et, d'un commun accord, le président du 8éuat, Dus*

Page 1