DEDICACE
A JtfADAME EUGÉNIE DAUPHIN.
Madame,
 vous, dont la piété filiale a prêté de nouveaux charmes à la figure sublime de TAntigone antique, je dédie ce livre sur le Brésil.
Vous avez étéTamie de ma mère, Madame.
t Plus que bien d'autres vous étiez en position d'apprécier é les douloureuses circonstances au milieu desquelles cette ^ vie de dévoûmeut et de sacrifices infinis s'est éteinte; plus I que bien d'autres encore vous savez si, aujourd'hui, revenant ^ parmi nous, les occasions de souffrir pour les siens lui se- ^(^J raient épargnées.
Voilà pourquoi, passant, il y a trois mois, conmie un étran-
^ ger, dans la ville où ont vécu, où reposent, dans l'éternel
sommeil, tous ceux qui m'ont aimé, j'ai eu l'idée de rattacher
à votre nom le souvenir de ma mère.
C'était le jour où je devais retourner à Paris, vous ne Ta-
*.• vez pas oublié.
I Je revenais de prier — comme je m'en suis fait une douce r^ habitude, chaque fois que les hasards d'une existence tourmentée me ramènent au lieu de ma naissance, — sur la ..:. pierre modeste qui recouvre les restes de ma famille.