ÉPILOGUE
Pendant le reste do la nuit qui succéda à cette scène, .M rieul, en proie à un sombre desespoir, discutait avec \.li sur les moyens à [jrendre pour empêchi'r El-Cliadi li'exécuter ses projelssant;larils. Il se trouvait préciseim nt dans la c liambre sur laquelle donnait la porte secrète du souterrain.
Tout à coup le mur s'entr'ouvrit, un homme parut... c'était El-Chadi. Derrière lui deu.^ femmes poussèrent uh cri de joie, et l'une s'élança vers Hiérieul, quelle enlaça de ses deux bras et couvrit de baisers. C'était madami^ de Sainl-Vill. Touché par l'héroïque iibnegation du jeune hoiiiine, le chouaf lui rendait sa liancce.
Quand Médeul, api es mille caresses données et reçues, chercha le choiiai', d a' ait disparu.
Un mois après, Merieul, chef d'escadron et officier de la Léyion d'honneur, é[iousait ma lame de S dut Val. La vi'Mlle Mad(deine assistait à ce mariage, et il élait convenu qu'elle ne (]iiillerait plus les deux époux. L?l pi tile Marie, s'unit à Lassalle, devenu sous-lieulcnant. Cinq •-pahis furent décorés ; les autres, en ijuiltanl Mt'rieul, ne, tardèrent à placer [éloile polaire sur leurs poitrines, comme disent les zouaves.
Ali devint le chef le plus important des Traras, et Mériein lui donna un lils et une lille. Il fut fidèle ausernwnt qu'il lui avait fait de n'avoir pas d'autres f(<nimes ; fidélité bien plus admirable en Afrique qu'en France, vu la liberté que donne le Coran.
Enfin El-Cliadi, relire à Ousda, fut (rès-étonné do recevoir une somme d(^ trois mille francs, avec a.ssurance (|ue ce .serait une rente annuelle. Il devina de quelle main venail ne bienfait, qui le mit à mêiiii! d(! vivre en grand seigneur, '".'esi in.iinleiiant un des bourgeois arabes \e> plus imporlants de .sa cité.
De temps en temps il s'amuse à voler quelques [lastèqiies au marché ; il s'(!ii acquitte avec .son adresse oruinaire; puis il paye tifdssement le marchand, après avoir lait sou coup. I. 'est une moiiomanie d'ancien voleur.
Nous .ivons déjà dit ijue, eu 1859, il sauva un zouave prisonnier qu'on dc^vai; massacrer. C'est une preuve qu'il a conservé bon souvenir des Français.
rUi DU BaOUlIXABD SÀNGLÀinr.