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tieuses, comme un signe du plus mauvais augure. On en fait volontiers un signe de myocardite devant, à brève échéance, aboutir au collapsus cardiaque, où à la mort subite, et on s’autorise pour cela des observations de Frœntzel.. Les observations de Frœntzel montrent sans aueun doute que le bruit de galop apparut bien à un moment donné de l'évolution d'une fièvre typhoïde grave, mais n'imposent pas l’idée d’une relation de eausalité entre la gravité du cas et l'apparition du galop. Ge qui néanmoins permet de supposer que le cœur n'était pas seul en cause, c'est que la plupart de ses malades noururent d'hémorragies intestinales (5 fois), de perforations intestinales (2 fois), de complications pulmonaires (2 fois). de diarrhée profuse, ou par affaiblissement progressif au cours de formes ataxo-adynamiques, et cet auteur si< gnale, en outre, que ée signe disparaissait plusieurs jours avant Ta fin. D'ailleurs, si le galop était lié à une atteinte particulièrement grave du myocarde, on devrait le retrouver dans les cas de mort subite, ainsi que dans les formes dites cardiaques de la fièvre typhoïde. L'on sait à quelles recherches minutieuses ont donné lieu ces formes redoutables de l'infection typhique. Or Deivevre, dans sa longue étude sur la mort subite, ne fait même pas mention de ce signe, qui cependant aurait certainement éveiilé son attention à une époque où il en était beaucoup parlé, et Willaume ne le signale pas davantage dans sa thèse sur la forme cardiaque de la fièvre typhoïde, parue à la même époque. ».
Les publications postérieures à la statistique de Froœntzel ne permettent plus de considérer le galop comme un symptôme de très mauvais pronostic.
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Sur les 47 observations de myocardite qui se trouvent
rassemblées dans la thèse de Guyard, quatre seulement furent suivies de guérison, et c'est précisément à l'un de ces quatre cas qu'appartient Fobservation où fut noté le bruit de galop. |
En 1900, M. Mollard le rencontra quatre fois en pleine convalescence, ù
Dans la thèse de Bacaloylu, nous l'avons vu, le pourcen- | lage des’ décès fut considérable el cependant, là encore, les trois cas où fut noté le bruit de galop sont parmi les rarés qui ont évolué vers la guérison.
Sur les trois cas publiés par MM. Mollard ei Dumas, un seul se termina par la mort ; mais il convient de remarquer que, dans le cas mortel, le cœur était antérieurement hypertrophié et seléreux (poids 450 gr.) :
Les cas de Nobécourt et Peyre, ceux de Fortineau, celui is Bernou évoluèrent vers la guérison. Il en est de même
de tous nos cas personnels.
Quelle valeur pronostique devons-nous attribuer au \ . = K.
bruit du galop ? BEEN Pet
L'étude’ clinique précédente et, en particulier, l'étude des rapports du bruit de galop avec les autres altération: des bruits du cœur, et avec la phase et la gravité de la maladie, va nous permettre de répondre. NouS avons vu.
en effet, que le galop coïncidait assez souvent avec des :
signes de léger fléchissement myocardique : tachycardie à 120, arvthmie extrasytolique, signes d'hypersensibilité myocardite pendant la convalescence, Nous devons done le considérer comme un symptôme de léger fléchissement du cœur. D’autres faits sont en faveur de cette hypothèse. Dans certains cas, en effet, la digitale pourra le faire
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disparaître (cas de MM. Mollard et Dumas). Après sa dis- I (
parition, un effort qui augmente le travail du cœur peut faire réapparaître le galop.
Enfin, nous voyons le galop disparaître lorsqu'apparaissent des symptômes d'insuffisance myocardique sévère tachycardie permanente supérieure à 140, assourdissement des bruits el embryocardie, cyanose, tendances au collap- “US |
li ressort manifestement de ces faits que dans échelle de gravité des signes d'affaiblissement du cœur, le galop occupe un rang assez bas. La vaieur pronostique est done toute relative, et c’est dans ses relations avec les autres signes de faiblesse du cœur que le bruit de galop acquiert sa valeur pronostique. S'il succède aux "symptômes d’insuffisance myocardique sévère, on peut en inférer que. le cœur se rétablit, S'efface-t-il, au contraire, pour faire place aux signes précédents, il faut redouter un fléchissement définitif du cœur.
On pourrait se demander si, dans lavenir, un cœur qui
« présenté des signes d'insuffisance myocardite légère ne
sera pas prédisposé à la sclérose lente et à l'insuffisance. Mais il n’est pas dans notre rôle d'émettre une opinion sur
ce sujet. Nous rappellerons cependant que chez nos ma-
lades, l'examen du cœur, pratiqué longtemps après la gué-
____1ison, ne nous à pas permis de décéler la moindre modification cardiaque, pas plus à l'examen stéthoscopique et
radioscopique, qu'aux épreuves d'effort.