‹ Le Bruit de Galop dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 14 sur 17 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Conditions Anatomiques et Physiologiques d’Apparition du Bruit de Galop.

Pathogénie.

Condilions analomiques el physiologiques.

Est-il possible de rapporter le galop typhique à une lésion viscérale qui se serait produite à titre de complication ? Nous ne le croyons pas.

Nous avons vu, en effet, que l’état des reins ne pouvait être incriminé, puisqu'il n'existe pas de syndrome de néphrite aiguë dans les observations que nous avons recueillies. ;

Peut-être pourrait-on invoquer l’état du poumon dans Phypothèse d’un galop droit. Feraud (obs. D) et Hanot.

C'est done au niveau du cœur lui-même qu'il faut ehercher les raisons d'apparition de ce symptôme. Mais alors, c'est la question toute entière de la myocardite typhique cui se pose ici, et nous n'avons pas l'intention d'aborder les diseussions auxquelles elle a donné lieu.

: Certains auteurs admettent qu le bruit de galop des maladies infectieuses, et en particulier de la fièvre

ET Les typhoïde, résulte de la diminution de la tonicité ventriculaire. Cette hypotonicité serait due, pour Potain, « à la dégénérescence rapide du myocarde ». Tous les auteurs cependant n’acceptent pas ces conclusions. C’est ainsi que Henri Chauveau, tout en admettant que le galop peut être sous la dépendañce des lésions du myocarde, pense qu’il peut être aussi « le résultat d’une action nerveuse modifiant le rythme du cœur, le myocarde pouvant d’ailleurs être parfaitement sain ». Cette influence du système nerveux a été bien mise en évidence par l'épreuve de l’atropine chez le typhique de MM. Mollard et Dumas ( obs. II), comme elle à été prouvée expérimentalement par Schiff, qui à vu le galop apparaître chez le chien après section du pneumogastrique et par A. Chauveau qui a pu le produire chez le cheval par la section de la moëlle épinière. <

Nous sommes done en présence ici de l’opposition des théories myogènes et neurogènes.

Les expériences précédentes montrent que le système nerveux, en modifiant son influënce tonifiante, peut faire epparaître le bruit de galop. Il semble certain cependant que l’altération du myocarde est une condition plus constante et plus nécessaire à cette apparition. Mais il est bien entendu que nous entendons par myocarde, non seulement la fibre musculaire myocardique, mais toute la fibre neuromusculaire myocardique, fibre musculaire et système nerveux intracardiaque. La disparition du galop, sous linfluence de la digitale, chez le malade de MM. Mollard et Dumas, est en faveur de cette hypothèse. IT en est de même de la; réapparition du galop sous l'influence de Peffort et de la coexistence de ce symptôme avec d’autres signes d'insuffisance mvyocardique.

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