CONCLUSIONS
Caractères généraux du bruil de galop el conditions cliniques de son apparilion au cours de la fièvre lyphoïde.
Un bruit de galop présentant les mêmes caractères sté- {noscopiques que celui de Ia néphrite hypertensive, peul se rencontrer au cours de la fièvre typhoïde.
Il peut être observé à toutes les périodes de la dothiénentérie, mais plus spécialement à la période d'état. = Il n’est pas particulier aux formes grâves de la fièvre typhoïde, mais s’observe aussi dans les formes normales. On l’a signalé au cours des paratyphoïdes et des septicémies éberthiennes non dothiénentériques.
Pendant sa durée, qui est très variable, ses caractères stéthoscopiques peuvent se modifier : un galop diastolique succédant à un galop présystolique et inversement.
Chez l’homme, lorsque le galop se montre de bonne heure, on le voit s'associer souvent au dicrotisme sans qu'il évolue parallèlement avec lui.
Il n’a pas de relations évidentes avec lhyperthermie ou avec l’albuminurie.
Il peut se rencontrer avec des complications pulmonaires, mais là encore il ne s’agit que de simples coïncidences,.
KR EE
Son apparilion est favorisée par une tachycardie modérée {120 environ), mais il n’est pas lié à une accélération anormale des bruits du cœur et disparaît quand le rythme cardiaque atteint et dépasse 140.
Quand le galop est sur le point de disparaitre, un effort qui accélère le cœur, lui redonne toute sa netteté.
Il parait coincider presque toujours avec une diminution de la lension, mais il n'apparaît pas foreément au moment où la tension artérielle atteint le chiffre le plus bas, et ce’ m'est pas dans les formes les plus hypotensives de Ja dothiéneutérie que le galop est observé.
Il coexiste parfois avec d'autres symptômes cardiaques sans grande signification : assourdissement du premier bruit, souffle anorganique de la pointe.
Plus souvent il coexiste avec des symptômes cardiaques qui traduisent manifestement un léger degré d'insuffisance myocardique : arvthmie extrasystolique, tachycardie persistante à 120 ou 150, symptômes d'hypersensibilité myocardique pendant la convalescence.
Enfin, il disparait lorsqu'apparaîssent des symptômes d'insuffisance myocardique sévère : lachycardie permanente supérieure à 140, avec assourdissement des bruits,
embryocardie, dyspnée, eyanose, tendàänces au collapsus.
Valeur pronostique.
a) Sa valeur, au point de vue,du pronostic immédiat est toute relative, et c’est dans ses relations avec les autres signes de faiblesse du cœur que le bruit de galop acquiert toute sa valeur pronostique.
Les cas mortels sont peu nombreux, et dans ces cas,
le galop avait disparu pour céder la place aux symptômes de grave insuffisance cardiaque.
b) Sa valeur, au point de vue du pronostic éloigné, ne parait pas défavorable. Chez nos malades, le cœur, examiné plusieurs mois après la convalescence, ne nous a rien montré d'anormal.
Condilions anatomiques d'apparition du galop-Pathogénie.
a) Au point de vue anatomique, le galop paraît en relation avec des lésions légères de la fibre neuro-musculaire invocardique, lésions capables de se réparer.
b) Au point de vue pathogénique, le galop ne serait que la traduetion sensible d’un phénomène normalement insensible (l'arrivée dans le ventricule du sang chassé par l'oreillette), l'hypotonie cardiaque et l’hypotension vaseulaire permettant à la paroi ventriculaire d'accuser, d’une façon plus vive que normalement, le choc du sang lancé par l'oreillette (analogie avee le phénomène d’Ehret).
Le Président de la Thèse, Vu : . COLLET.
Le Doyen,
JEax LÉPINE. | Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Lyon,'le 18 Juin 1921.
Le Recteur, PRÉSIDENT pu CONSEIL DE L'UNIvERSITÉ,
JOUBIN. à