CHAPITRE F
Historique et Relation des Cas de Galop déjà publiés.
En 1881, Frœntzel signale pour la première fois Le bruit de galop au cours des maladies infectieuses. Il s’agit pour lui, comme pour les auteurs qui vont suivre,-d’un bruit de galop diastolique que rien ne différencie du bruit de galop ‘décrit par Potain. Mais ce qui, pour nous, prête à l’article de Froœntzel un intérêt tout particulier, c’est que cet auteur étudie longuement et spécialement le bruit de galop au cours de la fèvre typhoïde. Il a pu rassembler 24 cas dans lesquels ce rythme apparut, soit à la fin de la seconde, soit au cours de la troisième semaine de la maladie. Tl coïneide chaque fois avec l’accentuation de la faiblesse et de la dépression générale, cinq fois il apparut immédiatement à la suite d’hémorragies intestinales, deux fois il suivit une perforation intestinale, plusieurs fois il se présenta chez des malades épuisés par une diarrhée profuse, deux fois il coïncida avec des complications pulmonaires. Sa durée fut toute transitoire : « Dans la plupart des cas, nous ‘dit en effet, Frœntzel, le bruit n'existait que deux jours », il
ES os disparaissait ensuite avec l'accentuation du colläpsus. Il semblerait impliquer, d’après cette série de faits, un pronostie particulièrement grave, puisque 16 sur 24 de ces malades suecombèrent. Fræntzel en fit un signe de défaillance de l'organisme dans les formes adynamiques de Pinfection typhique.
En 1882, J. Teissier signale un rythme cardiaque à trois temps dans le cours d'une fièvre typhoïde avee albuminerie, mais sans préciser s'il s'agissait d’un ‘bruit de galop.
En 1884, Géneau de Mussy, dans son traité de la fièvre typhoïde, dit n'avoir entendu qu'une seule fois un bruit de galop bien net et le considère comme « lié, probablement, à une dilatation ventriculaire ».
A peu près à la même époque, Philibert Charvet, dans sa thèse inspirée par le professeur R. Lépine, a réuni les cas de bruit de galop rencontrés en dehors de la néphrite chronique. Parmi eux nous retiendrons le seul qui soit relatif à une fièvre typhoïde : il s'agissait d'un jeune homme de 25 ans, qui présenta un bruit de galop très net, avec une notable quantité d’albumine dans lurine. Le maximum d'intensité du bruit de galop eut lieu au dixième jour de la maladie et coïneida avec une congestion légère de la base droite : on note ce jour-là que le bruit de galop est des plus nets et anticipe notablement dans la diastole.
L'état n'inspire aucune inquiétude : on continue le traitement par les bains, et au bout de quelques jours la température baisse au-dessous de 39%, le galop «persiste; mais diminue ». disparaît les jours suivants et le malade entre en convalescence.
En 1886, MM. Tripier et Bouveret.en signalent deux cas. Ce fut d'abord chez une jeune fille qui délirait depuis deux