‹ Le Bubon Tuberculeux de l'AineChapitre 11 sur 34 · L -— ADÉNOPATHIE TUBERCULEUSE SECONDAIRE A UNE LÉSION GÉNITALE · texte numérisé non relu

L -— ADÉNOPATHIE TUBERCULEUSE SECONDAIRE A UNE LÉSION GÉNITALE

A. — Parfois il s’agit d’un homme et alors la lé-

sion siège au niveau de la verge.

MG

Gaston et Gonthier ont rapporté l’observation d’un jeune homme de 25 ans qui présentait, dans la rainure balano-préputiale, une ulcération indolore et indurée et qui s’accompagnait de deux bubons inguinaux qui finirent par suppurer un mois après le début.

L’examen du raclage de l’ulcération montra d’assez nombreux bacilles de Koch.

De même Cruppan rappelle, dans sa thèse, que Lindman et Wilson avaient rassemblé 59 cas d’inoculation tuberculeuse au cours de la circoncision rituelle, où l’opérateur suce la plaie et l’infecte s’il est cracheur de bacilles. Plusieurs de ces lésions génitales s’accompagnaient d’un bubon inguinal.

Lanzenberg a publié par ailleurs, il y a quelques années, sous le titre : « Un cas d’adénopathie inguinale d’origine inconnue », l’observation d’un homme de 62 ans porteur d’une adénopathie volumineuse du triangle de Scarpa, et d’une petite ulcération du frein, et chez lequel la réaction de Frei a été négative à trois reprises, de même que l’intradermo-réaction au Dmelcos. Aucune épreuve n’a été faite en vue du diagnostic d’adénopathie tuberculeuse.

B. — Mais, le plus souvent, il s’agit d’une jeune femme chez laquelle la porte d’entrée est représen-

he ANT ALS

tée par une ulcération vulvaire. Plusieurs observations ont été publiées ces dernières années.

Voici les plus caractéristiques :

Observation N° 1. — Inoculation tuberculeuse vulvaire d’une jeune mariée.

Par MM. Chevallier, Colin, Kaplan et Orinstein. (Bull. de la Soc. méd. des Hôp. de Paris, 13 nov. 1936, p. 1483.)

M"° C... (Renée), 20 ans, hospitalisée le 3 octobre 1936 pour une adénopathie inguinale bilatérale avec ulcération vulvaire. Mariée depuis deux mois elle ne peut préciser à quelle date est apparue cette ulcération. C’est depuis un mois environ qu’elle a constaté l’existence de gros ganglions.

L'examen montre en effet une adénopathie inguinale bilatérale : à droite, un ganglion gros comme une noix, dur, mobile sous la peau et sur le plan profond; à gauche, monoadénopathie du volume d’une petite mandarine; elle adhère partiellement à la peau, avec à ce niveau un point de fluctuation. Il n’y a pas d’autres adénopathies en particulier des ganglions iliagues profonds. A la vulve on découvre une ulcération de la dimension d’une pièce de un franc, sur la partie droite de la fourchette

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empiétant sur les caroncules myrtiformes voisins et sur la face interne de la petite lèvre. C’est une lésion propre plus foncée que la muqueuse adjacente, plane, non suintante.

Les bords ne sont pas décollés ou surélevés, aucune induration au palper.

Température, 38°. Examen général négatif.

Aucun antécédent tuberculeux. Cuti-réaction négative il y a quatre ans. Il y a trois ans, à la suite d’une chute, s’est formé un abcès de la région coccygienne qui, incisé, a guéri sans fistulisation.

Malgré l’absence de ganglions iliagues on pense d’abord à une paradénite.

Les examens divers montrent :

l’absence de tréponèmes;

le Kahn et Hecht négatifs;

l’auto-inoculation et la réaction de Frei sont également négatives.

La cuti-réaction à la tuberculine est fortement positive.

La ponction du ganglion inguinal droit montre à l’examen direct de la sérosité la présence de bacilles alcalo et acido-résistants. Un frottis fait à partir de l’ulcération vulvaire n’a pas montré de bacilles de Koch. Après incision des abcès ganglion-

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