CHAPITRE II
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Il est indispensable de n’arriver au diagnostic de bubon tuberculeux de l’aine qu'après avoir éliminé les autres adénites inguinales.
Nous ne ferons que citer les diagnostics d’exception :
Tularémie, la forme mineure de la peste, une adénolymphoïdite aiguë bénigne, l’adénopathie isolée de la maladie de Hodgkin.
Nous nous contenterons de signaler l’existence de « bubons strumeux » d’origine staphylococcique et streptococcique.
Ce sont surtout les bubons syphilitiques, chancrelleux et la maladie de Nicolas-Favre qui méritent discussion,
Leu I. — L’adénopathie syphilitique.
Le bubon est exceptionnel au cours de la syphilis; il s’agit, en règle, de petits ganglions durs, mobiles, indolores, l’association de cette adénopathie et du chancre d’inoculation est assez typique pour ne laisser persister le plus souvent aucun doute. Recherche du tréponème, réactions sérologiques précisent le diagnostic.
Mais nous avons vu la possibilité, exceptionnelle il est vrai, de formes associées à la tuberculose. Fournier, Ricord avaient déjà signalé ces formes hybrides, ces « scrofulates de vérole ».