LE SALUT
Le Bouddhisme enseigne que la prière, les cérémonies du culte et les mortifications ne servent en rien pour le salut des hommes.
De la prière. — Suivant la doctrine bouddhique, la Loi suprême, qui ne saurait être autre chose que la Justice absolue, ne peut se laisser émouvoir ni modifier quoi que ce soit à ses arrêts par l'intervention indiscrète des pêcheurs.
La prière cependant n'est peut-être pas aussi infructueuse que le prétendent les écoles bouddhiques les plus éclairées :
dans certains cas, en effet, elle peut servir avantageusement à la culture de notre organisme moral en prenant pour
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nous le caractère d'une autosuggestion.
Des mortifications. — Il n'est pas absolument exact de dire que le Bouddhisme condamne les mortifications '.
L'histoire de la vie de Çâkya-mouni proteste contre une telle manière de voir.
De telles pratiques peuvent avoir leur raison d'être à certains moments de la vie ; elles sont inutiles et puériles dans d'autres moments. Le Bouddha jugea à propos, au début de sa carrière ascétique, de se livrer au jeûne et à toutes sortes de macérations. Il s'aperçut cependant à la fin que ces pratiques pouvaient être inopportunes et qu'elles ne suffisaient pas pour ouvrir la voie de la Connaissance. Il crut devoir y renoncer.
Si les pénitences et les privations volontaires que s'impose l'homme ont pour résultat de compromettre sa santé et d'affaiblir ses forces morales, non seulement elles ne doivent pas être prescrites,