‹ Le budget de l'instruction publique et des établissements scientifiques etChapitre 70 sur 102 · ANTIQUES · texte numérisé non relu

ANTIQUES

Deux conservateurs à 6000 fr. t2000 fr.

Un employé à 3 000

Un id. à 2400

Un id. à • 2000

B8TAMPKS.

Un conservateur à . . . .

Un employé à

Un id. à

GAOBTIS.

Deux portiers à lOOOfr. . . 2000 fir.

Un portier à 400

Gtief de frotteurs et servant aux imprimés 1 200

Trois frotteurs et servant au même département, à 1 000 fr. 3000

Un frotteur et servant aux manuscrits à 1000

Deux frotteurs et servants aux antiques, à 1000 2000

Un frotteur et servant aux estampes 1000

Un commis commissionnaire à. 800

25400fir.

19400fr.

10400fr.

1l400fr.

99 800 fr.

ET UTT£RAIRE8. !I39

Le crédit total alloué pour la Bibliothèque étant de 192 000 fr., il restait encore 92 200 fr. pour Tentretien et les nouvelles acquisitions. C'était peu sans doute pour un aussi vaste établissement; mais est-il beaucoup mieux partagé de nos jours avec un budget qui ajoute à peine 1 000 fr. à la somme affectée par la Convention, il y a plus d'un demi-siècle, aux dépenses du matériel?

Sous TEmpire et pendant les premières années de la Restauration, le régime de la Bibliothèque , pas plus que son budget, ne subit de changement notable.

En 1828, aux quatre départements des imprimés, des manuscrits, des antiques et des estampes, une ordonnance royale ^ en ajouta un cinquième, celui des cartes géographiques; mais il fut décidé qu'à Tavenir chaque département serait confié à un seul conservateur. Jusqu'à l'époque où le nombre des titu* laires alors en fonctions serait réduit à un seul par département, il ne devait pas être fait de nomination nouvelle. Le Gouvernement se réservait le droit de nommer des conservateurs adjoints, toutes les fois que les besoins du service l'exigeraient.

Cette ordonnance, qui réduisait à cinq les huit places autorisées par le décret de la Convention, paraissait cacher une pensée d'économie; toutefois elle n'aboutit qu'à une augmentation de la dépense, les réductions annoncées n'ayant pas eu lieu, et des titres d'adjoints ayant été créés. L'ordonnance du 14 no-

1. Ord. du S nov. 1828. Re(meil des décrets, ordmnances, etc., p. 25 et suiv. Celte ordonnance n*a pas été insérée à sa date au BiMetin des lois, mais elle se trouve k la suite de celle du 14 nov. 1832, IX* série, n® 203.

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yembre 1832 supprima, il est vrai^ le cinquième département établi trois ans auparavant ; mais elle était accompagnée d'un rapport et de considérants trèsbabilement rédigés, dans lesquels, en invoquant le décret de Tan iv, le ministre faisait ressortir le développement continu des collections et Tutilité d*aecroître le personnel pour multiplier les moyens de surveillance et rendre partout le service plus constant et plus régulier ^ Par le seul effet des règlements qui attribuaient à la Bibliothèque un exemplaire de tous les ouvrages imprimés en France, ses richesses s'augmentaient avec une effrayante rapidité. Comment prévenir la confusion et le désordre qui devaient résulter de cette accumulation indéfinie des milliers de productions écloses chaque année, si de nouveaux auxiliaires expérimentés et actifs n'étaient pas donnés aux anciens conservateurs ?

D'un autre côté, les fonds manquaient pour tenir au courant les dépenses d'entretien. Ainsi les collec« tions comptaient environ 1 20 000 volumes brochés et 1 5 000 manuscrits dont la reliure devenait de jour en jour plus urgente. La conclusion financière fut une série d'augmentations qui portèrent en 1 835 le budget de la Bibliothèque à 274 000 fr. La dépense fut un peu supérieure et atteignit 275 000 fr. 08 c. dont

1. « Nous devons tendre, disait M. Guizot, à multiplier les moyens de surveillance dans chaque partie du dépôt, à diviser la responsabilité, à rendre le service plus actif et plus régulier, & ne laisser jamais aucun département sans direction : c'est ce que nous obtiendrons en séparant chaque département en sec^ tions, et en affectant un conservateur spécial à chaque section, etc... » Recueil des décrets^ ordonnances^ p. 38.

160 116 fr. 57 c. pour le personnel, et 114 973 fr. 51 c« pour le matériel, acquisitions, reliures, chauffage et éclairage, entretien des bâtiments, dépenses diverses. Le personnel se composait alors de neuf conservateurs à 6000 fr., sept conservateurs adjoints à 3600 fr., 25 employés de 1200 fr. à 3000 fr., 1 8 portiers, frotteurs, garçons et autres gens de service.

En 1 839 et dans les années suivantes, les changements apportés au régime de la Bibliothèque, la nomination d'un directeur qui reçut en 1 847 ' le titre d'administrateur général; celle d'un administrateur adjoint, à partir de 1 852 \ la création en 1 854 d'un département spécial des cartes et collections géographiques ' ; quelques modifications dans les émoluments des employés de divers ordres, eurent pour résultat d'élever les crédits du personnel de 25 000 fr. environ. La dépense des traitements figure en effet au compte de 1854 pour une somme de 1 85 932 fr. 36 c. L'année suivante, elle subit une nouvelle augmentation de 14 000 fr. prélevée sur les crédits affectés jusqu'alors au matériel qui se trouvèrent réduits à 101 000 fr. Il est vrai que la Bibliothèque avait été par anticipation dédommagée du préjudice qu'elle éprouvait sous ce rapport, deux allocations supplémentaires. Tune de 38 000 fr., et l'autre de 20000 fr., ayant été accordées, en 1853 et en 1854 pour l'acquisition de la riche collection de

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