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Décret du 31 août 1854. Bulletin admin., t. V, p

242 ËTABLISSEMENTS SCIENTIFIQUES

portraits de M. de Bure et des manuscrits orientaux laissés par M. Eugène Burnouf.

Mais ni ces accroissements successifs du budget de la Bibliothèque, ni les suppléments de crédits ouverts extraordinairement au Conservatoire en vue d'un objet spécial n'étaient encore suffisants pour maintenir les diverses parties du service au niveau indiqué par la renommée européenne de l'établissement. Nous avons signalé l'arriéré considérable que présentait la confection des reliures; sous le rapport des acquisitions, la situation n'était pas plus favorable. La plupart des collections présentaient des lacunes importantes que la pénurie des fonds ne permettait pas de combler. Hors d'état de suivre comme autrefois le mouvement des connaissances humaines en se procurant les meilleurs ouvrages nouvellement publiés dans les diCTérents pays du monde, la Bibliothèque vivait sur sa gloire et sur ses richesses passées. Enfin le catalogue de cet immense dépôt était à faire en grande partie, sinon pour la totalité. 220 000 volumes entassés sans distinction d'auteurs ni de matière, formaient un véritable chaos qui renfermait des trésors sans doute, mais des trésors cachés, inaccessibles et dont personne ne pouvait se servir.

Ce fut dans ces circonstances bien connues des deux Chambres législatives, que M. de Salvandy, en présentant le budget de 1 839, y comprit la première annuité d'une allocation extraordinaire qui, pendant douze années, serait appliquée au matériel de la Bibliothèque, savoir : frais de reliure, achat de livres étrangers, remplacement d'ouvrages perdus, usés ou dépareillés, travaux de catalogues, achat de manuscrits^

de chartes et de médailles. Le Ministre proposait de fixer le crédit total à 1 344 000 fr.; les Chambres le réduisirent à 1 264000 fr., tout en maintenant d'ailleurs la division en douze annuités. Les excédants de crédit dont on n'aurait pas fait emploi pendant un exercice, devaient être reportés sur le suivant. • Les sept premières annuités furent entièrement épuisées; mais, à partir de 1846, les excédants qui auraient dû profiter aux années 1 847 et 1 848 ayant fait retour au Trésor, le Ministre de Tinstruction publique réclama au budget suivant le rétablissement des sommes non employées , jusqu'à concurrence de celle de 1 264000 fr. L'opération, qui devait être terminée en 1850, se trouva ainsi prolongée jusqu'en 1853, où fut alloué le dernier reliquat de Tallocation primitive, s' élevant à 33487 fr.

L'administration de la Bibliothèque avait profité des larges ressources mises à sa disposition, pour enrichir ses collections et faire exécuter des travaux de reliure. On peut trouver dans les comptes annuels le détail curieux de ces dépenses. Mais le travail du catalogue n'avait pas marché aussi rapidement que les déclarations du Conservatoire le faisaient espérer dans l'origine. On n'y avait consacré, dans l'espace de quinze ans, qu'une somme de 290308 fr. 61 c. ainsi répartie:

Imprimés 245308 fr. 61 c.

Manuscrits 12246 51

Cartes et plans 9095 91

Estampes 20893 69

Médailles et antique 2539 67

Total égal 290 084 fr. 39 c.

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inscriptions, aux médailles et aux pierres gravées; l'histoire et les progrès de l'art chez les anciens^ celle des mœurs, des coutumes et des usages de l'antiquité. » Ce cours a continué depuis sans interruption, et le traitement du professeur, que la Convention avait fixé à 5000 fr., s'est maintenu au même chiffre, jusqu'à ces deux dernières années où il a subi une réduction provisoire de 2000 fr. Les frais de matériel sont de 400 fr. environ par an. La dépense longtemps classée parmi celles de l'Ëcole des langues orientales, est maintenant rattachée au chapitre de la Bibliothèque impériale.

2* DES BIBLIOTHÈQUES MiZARINE, DE L*àRSENAL, DE SAINTE-

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