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la chaîne des traditions juridiques et des études médicales. En 1808, des rétributions «.nalogues furent exigées de ceux qui se proposaient de prendre des grades dans les facultés de théologie, des sciences et des lettres nouvellement créées.
Sous tous les régimes, les recettes opérées dans les facultés de droit ont couvert leurs dépenses , et ont même présenté un excédant qui pour les onze premières années de 1 809 à 1 81 9, s*est élevé à 630 454 fr. 15 c, si j'en juge d'après un état dressé à la date du 17 septembre 1822, et portant les signatures de MM. Delvincourt, Poisson et Silvestre de Sacy.
Dans les facultés de médecine, les recettes n'étaient pas aussi abondantes; elles restaient au-dessous de la dépense, qu'elles ont un peu excédée de 1 833 à 1 839, pour ensuite redescendre beaucoup plus bas.
Dans les facultés de théologie et des sciences, et même dans les facultés des lettres, malgré Timportance exclusive si longtemps donnée au baccalauréat, les rétributions acquittées par les élèves forment un total bien moindre.
A l'époque de la fondation de l'Université, la comptabilité des établissements publics ne présentait pas cet ordre achevé, établi partout aujourd'hui, qui consiste dans l'exacte séparation des dépenses et des recettes. Les facultés de droit et de médecine, comme nous le dirons plus loin, furent pendant longtemps autorisées à conserver une partie de leurs revenns pour être appliqués directement à leurs dépenses; et jusqu'^li 1820, elles ne versaient même ds^ns la caisse centrale que les droits de sceau, augmentés du vingtième du produit des inscriptions et du dixième de
celui des examens. A défaut de comptes généraux dans lesquels la totalité des produits figure^ il ne serait pas sans difficulté, et il serait i peu près sans intérêt d'étar blir après coup, en remontant jusqu'à 1 809, la situation de chaque ordre de facultés, et de présenter le chiffre exact des taxes qu'elles percevaient au nom de TUniver^ site, sauf à en faire emploi pour elles*-mèmes» Mais pour les années plus rapprochées de nous, c*est un travail assez facile à faire, et qui n'est pas sans im*» portance depuis que les établissements d'enseignement supérieur constituent, en dehors du budget, un service spécial qui doit se suffire, autant que possible, avec ses propres ressources. Voici donc, d'après les comptes publiés par l'administration des flnances, quelles ont été leurs recettes pendant les douze années qui ont précédé l'application de la loi du 13 juin 1854 :
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