Ordonn. 24 sept. 1824. Recueil^ etc., t. VII, p
3. Ordonn. 4 janvier et 1*' février 1828. Brdletin universitaire^ 1. 1, p. 1.
rait pas suffi pour lui donner rindépendaQce» Ta^cw dant et le prestige que sa mission agrandie devfdt désormais conîporter. Soit qu'elle fût séparée d^P afTaires ecclésiastiques, soit qu'elle y fût réunie, comme elle Ta été de nouveau après le ministèra de M. Yatimesnil jusqu'en 1833, et comme elle Teit aujourd'hui, Tinstruction publique réclamait ^eiW l89 conseils du gouvernement une représentation propre qu'elle possède encore et qu'elle ne perdra pas.
Conformément aux usages suivis sou^ la Restc^ur^ tion, le traitement du nouveau ministre de l'instruo^ tlon publique fut fixé à 1 50 000 fr. qui ne devaient pas se cumuler avec le traitement de Grand Maître. Les vicissitudes politiques l'ont successivement fait descendre à 80000 fr. après 1830, à 48000 fr. Aprèa la révolution de 1848, et l'pnt reporté depuis 1852 à 100000 fr.
Ces changements dans la rémunération des personnes n'en apportaient pas du moins dans leurs ^t* tributions, et l'autorité ministérielle, restée debout en dépit des révolutions, continuait d'exercer la ménif surveillance et la même tutelle sur tous les établisse* ments. Mais il n'en fut pas de même du Conseil de rinstruction publique et de l'inspection générale.
En 1830 et en 1848, le Conseil fut conservé; il vit même s'accroître le nombre de pes membres par l'adjonction de deux nouveaux conseillers , l'un pour les sciences naturelles en 1 838 , l'autre pour le droit en 1 840 *.
L'inspection générale fut soumise à plus d'épreuves.
1. Ordonn. 17 juillet 1840. Bulletin v/niversitairey t. IX, p. 112.
En 1830; le^ nombre de ses membres fut réduit de dix-huit à douze, et la dépense descendit à 72 000 fr. , plus 35 à 40000 fr. de frais de tournées. Les inspecteurs pour le droit et la médecine avaient paru un luxe inutilement coûteux; dans un rapport officiel , M. le duc de Broglie déclarait que « l'exercice de leurs fonctions se réduisait à la présidence de quelques encours , dont on pouvait charger soit les membres dû Conseil de Tinstruction publique , soit les professeurs les plus distingués et les plus célèbres^ » Mais les opinions changent avec les hommes et Texpérience. En 1843, M. Villemain, en 1844, M. de Salvandy, vinrent soutenir à leur tour, et ils prouvèrent* que la prospérité des Facultés de droit et de médecine serait compromise, si elles n'étaient pas l'objet d'une inspection spéciale. Deux nouveaux emplois d'inspecteurs généraux des études furent en conséquence ré* tablis par les ordonnances du 29 septembre 1 844 et du 1 4 avril 1 845 ^ pour être de nouveau supprimés en 1848-
Les traitements, qui étaient longtemps restés fixés à 6000 fr., avaient été portés en 1847 à 8000 fr. Les frais de tournées avaient subi une augmentation con* sidérable. La dépense, tour à tour élevée ou diminuée, flotta ainsi, au gré des circonstances, de 90 000 à 72000 fr., de 72 000 à 84 000 fr., de 84 000 à 1 12 000 fr., pour redescendre à 90 000 fr.
Mais le Conseil de l'instruction publique eut, de son
1. Rapport au roi, du 24 août ISZO.Bviletinv/niversitaire^ t. II, p. 142.
2. Yoy. les notes préliminaires des projets de budget de 1844 et de 1845.
côté , des révolutions à subir. L'ordonnance royale du 7 décembre 1 845 ^ avait gravement modifié sa consti* tution, en y faisant entrer des conseillers ordinaires, c'est-à-dire amovibles, choisis^ selon le décret de 1 808, dans les rangs les plus élevés de la hiérarchie, mais révocables chaque année. Le bruit des réclamations excitées par cette réforme venait à peine de s'éteindre dans le tumulte de Février, que la loi du 1 5 mars 1 850 supprima le Conseil, ou plutôt, sans le supprimer, le réduisit aux modestes proportions d'une section permanente du Conseil de Tinstruction publique. Si les attributions s'étaient modifiées, si la dignité des personnes avait quelque peu souffert, la position était matériellement restée la même. Sous le nom de section permanente, le Conseil, composé de huit membres, touchait les mêmes traitements qu'à Tépoque où il décidait du sort de tous les fonctionnaires de l'instruction publique. Mais une nouvelle réforme effaça cette dernière ombre de l'ancien Conseil écrit dans le décret du 17 mars 4808, et qui était la base angulaire de l'Université.
En 1852, la section permanente fut supprimée, et toutes les attributions qu'elle possédait furent transportées à l'inspection générale , transformée et agrandie'. Nous touchons à l'histoire d'hier, et nous pouvons être bref. Les inspecteurs généraux furent partagés en trois classes : huit pour l'enseignement supérieur, au traitement de 12000 fr.; six pour l'instruction secondaire , au traitement de 1 000 fr . ; deux pour