CHAPITRE V
tCOLI NORMALE SUPÂBIEUBB.
La première institution de TÉcole normale fut l'œuvre de la Convention, qui, dans les derniers jours de son pouvoir, cherchant les moyens de répandre d'une manière uniforme dans toute la République l'instruction nécessaire à des citoyens français, pro* mulgua^le 9 brumaire an m, le décret suivant^ :
« Art. i". Il sera établi à Paris une École normale où seront appelés de toutes les parties de la République des citoyens déjà instruits dans les science» utiles, pour apprendre sous les professeurs les plus habiles dans tous les genres Tart d'enseigner.
(c Art. 2. Les administrations de districts enverront à l'École normale un nombre d'élèves proportionné à la population : la base proportionnelle sera d'un pour vingt mille habitants : à Paris, les élèves seront désignés par ladministration du département.
c Art. 3. Les administrations ne pourront fixer
1. Recueil des lois et règlements relatifs à Vinstr. publique^ t.I, p. 26. Cf. École normale t règlements, programmes et rapports^ par M. Cousin, Paris, 1837, 1 vol. in-S, p. 1 et 2, et le discours prononcé par M. Dubois, directeur de TËcole lors de l'inauguration des bâtiments de la rue d'Ulm, en novembre 1847. Ce discours a ét^ publié dans le Journal général de Finstruction publique du 13 novembre 1847.
ÉCOLE NORMALE SUPCRIEURE. 73
leur choix que sur des citoyens qui réunissent à dea mœurs pures un patriotisme éprouvé et leô dispositions nécessaires pour recevoir et pour répandre Tinstruction.
«Art. 4. Les élèves de TÉcole normale ne pourront être âgés de moins de vingt et un ans.
« Art. 5. Ils se rendront à Paris avant la fin de frimaire prochain : ils recevront pour ce voyage , et pendant la durée du cours normal , le traitement accordé aux élèves de l'École centrale des travaux publics.
« Art. 6. Le comité d'instruction publique désignera les citoyens qu'il croira les plus propres à remplir les fonctions de professeurs dans TÈcole normale, et en soumettra la liste à Tapprobation de la Convention : il fixera leur salaire de concert avec le comité des finances. »
L'ouverture de l'École normale eut lieu le 1 9 janvier 1795, dans l'amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle et sous la surveillance de deux membres de la Convention désignés par l'Assemblée pour régler l'enseignement et correspondre avec le comité d'instruction publique sur tous les objets qui pourraient intéresser l'établissement. Rarement on vit une réunion de maîtres plus éminents appelés à former des disciples pour un plus grand objet. Lagrange, Laplace, BerthoUety Monge, Haûy, Daubenton et Thouin se partageaient l'enseignement des sciences physiques et mathématiques. La grammaire générale, la littérature, l'histoire, la géographie, l'analyse de l'entendement et la morale étaient professées par Sicard, La Harpe, Yolney, Buache, Mentelle et Bernardin de Saint-Pierre.
7k ÉCflî-p t(QBK4L| 9gç«]||BP||S.
g^l^tpripfl pents élèves es pr^îs^aipRl §1^1 fioupf deneéS pftj de telg Hi^îtrçs *• Malgf é fie M poip^rpuç él^H^^ilti Ûî suçcèa, Vllpqlp 4wra peu. ^ ppiiie fpnd^g, sqit qvje Tgi^r seignement y fût trop éleyé, ou que les auditeurs tv^^z sent mal préparés à 1? rppcivpir, pq repppngt qq'(?lle serait impuissante à fofq^er de^ profps^Qur^ \ çp, g^ ét^^it qpppndanf le prqprp |::|ut de spn ing|jtu|ioq. Trpis mois ényirpn ^près ^ypif ^té oqy^rtg^ g}ie fut ifffpp^^ par Tordre de |a Çonypntioni giif \d r^pp^fl dg Daunou.
Douze années s'écoulèrent, durant lesque|)p(| tg mapque de maîtres 3e fit qpflvpnî r8gFe|tpr (l^ps les établi9sements 4'in^truction publiqpp^ saps que j'adipjniçtr^tiopy absprbép par d 'autres ^ip^f V^,^P^ ^Ri ipoyens de cpiqbler pette l^cqpp fâcl^ep^p. Afai§ qpap^ Torganisation défipjtive d© i'lJn|yer8||é impériale sq| été réglée, il fallut bien prendre des mesures popr assurer Taction quiforpiei |^ renpijY^Ueqipnl et 1^ pfsrpétuité du corps enseigpan^. ]Le déprpt du {| paars ÏSQS pourypt ^ pe gran4 iptérj^t p£|.r leg (^Hpo^^tiQps ^V{ir vantes qp| forp^ept Ip titrp i^iv* :
(( Art. ^ 1 Q. \\ spfa éte|)li à Paris jin pcipsippnat pqpmal destip^ à rpceypir jpsqp'^ trojs cppt9 jeppes gQp^i qui y seront formée à |'art d'eQsej^ner ^p^ lettres et \^ sciences.
(c Art. 111. Les inspisctpur; cTAcadéinie choi^jrqnt chaque année dans le^ lycées, d'après des px^men^ p| des concours, up popibrp déterpiiné fi'i^ll^y^B ^és ^q dix-sept ^ns ^u pQpips, p^TTPi cçux dont les progrès çt