Nous empruntons ^s détails au diseours de M. Dubois
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1a bo9Q6 SQàdluite auront été les plus cûQ«t»at« et qui fUQUQiicerâiit le plu» ^'itptitude à TadipiiiûtratioQ ou k rengeignement.
« Art* 1 12. Les élèves qui se préseuteront ice cour cpurs d^vrant ètvp liutPFisés pa> l^us père au per \mt tuteur à suivre la carrière de VUoiverçité. lU 99 pQUi^r Font être reçus daos le peosionpat porm»} qu'ei^ p>ngageaut ht r^^t^P 4ii aua^es au fàQÏm flans Ig cqrpi euseignant.
u Art. < 13. C^% aspipfiPtp t|uiYPQn| }9s lesPM du Collège de Fr^QPe, de Tj^pole pqly tec}ipique pu du Mujiéuq^ d'histpire laaturelle, suivant qu'ils se destineront à e^r n^igner les lettres ou lee ^i^ers geupei de sciepccii.
<f 4rt, .1^4, J.^s aspipapts, outre ppp leçops, auBopl dape leur peusionnat des répétiteurs choisis parmi leg plus aneieps et |es plye b&^i)ei 4e leurs fsondiscipleSy ^ûjt pour revoir les objets qui leur serqpt enseignés dans les écples ep^QJales ci-dessus désignées, soit pn^r s'exercer aux expériences de pbysiqqe pt de pM^l^i^j 91 pour se fpn^er à l'art d'enseigper.
a Art- 1 1 5. lip» aspirants ne poprrQBt p»e PesteF plîjf de deux ape au pepeiennat poppaL Us y e^i'ept^ ePtreti;? nu; aux frais de TUniversité, et ai|treipt§ j^ upe vie cqmiRune, d'après up règlement que le Grand Maîtri9 fers( diseuter en Conseil de ryniyersité.
« Art, M6f M pepsJQpnat nqrpaal sgra squs |a surr Yeillance in^méd^te d'un des popseill^rs à yie qui y résidera et aura squs lui un directeur 4ee étude^.
Cl Art. 117. Le nombre des aspirants à recevoir chaque année dans les lycées et à envoyer au pensionnat normal de Paris sera réglé par le Grand Mattre^^ d'après Tétat et le besoin des collèges et des lycée§.
76 ÉCOLE NORMALE S€MlIEUR£.
« Art. 118. Les aspirants, dans le cours de leurs deux années d'études au pensionnat normal^ ou à leur termet devront prendre leurs grades à Paris, dans la Faculté des lettres ou dans celle des sciences. Ils seront de suite appelés par le Grand Maître pour remplir des places dans les Académies. » ,
L'organisation de TÉcole normale , ébauchée en 1 808, fut complétée par le règlement du 30 mars 1 81 0^ Son personnel se composa du conseiller chef de TÉcole, d'un directeur des études, d'un aumônier, de répétiteurs, de maîtres surveillants et d'un économe. Le conseiller chef de TÉcole recevait une indemnité de 6000 fr.; les autres traitements étaient iixés ainsi qu'il suit : directeur des études, 5000 fr.; aumônier, 2500; maîtres surveillants, 2500 ; économe, 3000. Il était accordé aux répétiteurs une allocation fixée par le Grand Maître, et qui, dans l'origine, fut de 2400 fr. Ceux qui étaient choisis parmi les élèves ne jouissaient que du traitement de l'agrégation, soit 400 fr.
L'École fut ouverte, au mois de novembre 1810, dans les bâtiments de l'ancien collège d'Harcourt, avec M. Guéroult pour chef. Il y eut trente-sept élèves dès le premier mois, et quarante le mois suivant. Leur pension fut calculée sur le taux d'une somme annuelle de 1000 fr., qui furent versés dans la caisse du lycée Louis-le-Grand, alors Lycée impérial, chargé de pourvoir à toutes les dépenses du matériel. La dépense totale pour les deux derniers mois de 1 810, fut de i 8 346 fr.
1. Statut sur radministration, la police et l'enseignement de rÉcole normale. Recueil des lois et règlements , etc., t. V, p. 164 et suiv.
Dans les années suivantes^ le nombre des élèves n'atteignit pas le chiffre de trois cents^ fixé par le dé* cret de 1808; mais en 1812 il fut porté à soixantedix-sept. Une partie de l'enseignement fut confiée à des professeurs de la Faculté des sciences et de la Faculté des lettres qui reçurent une indemnité annuelle de1500 fr. L'École agrandie et déjà florissante fut transportée, non sans des frais considérables, rue des Postes et impasse des Yignes, dans deux maisons louées à cet effet par l'Université. Il en résulta un rapide accroissement de la dépense qui, réglée pour l'exercice 1811, à 86454 fr-, s'éleva en 1812à113012fr., et en 1813 à 281 311 fr.
Le gouvernement de la Restauration ne montra pas, dans les commencements, des intentions hostiles à l'Ecole normale. Les règlements des 5, 12 et 14 décembre 1815\ donnèrent même à l'institution une organisation plus forte et mieux ordonnée que celle de l'Empire. Le cours normal fut porté à trois années dont la dernière devait être spécialement employée à inculquer aux élèves les meilleures méthodes d'enseignement, puisées dans la lecture assidue deRoUin, Fleury et Jouvency. Les maîtres de conférences obtinrent le rang de professeurs de collèges royaux de premier ordre. Le personnel comprit le chef de l'École, un pré»fetdes études, un aumônier, les maîtres de conférences) les maîtres surveillants, un économe. Des répétiteurs, choisis autant que possible parmi les élèves de la troisième année, ayant obtenu le grade de licencié, furent chargés de répéter soit les leçons des professeurs des
l. Recueil des lois et règlements^ etc., t. VI, p. 69 et suir.
78 ÉtrolLÊ NURtALfi Sbt^ËIllËtiftÈ;
Facttlté»; feoit céllêâ des maîtres de côhfét^ences. L'èritaretién et la ndurrittire deS élèiéS |)ëfidànt leur feéjoûf â l'École^ leur inscriptioti abi cbtîri dès FdedltgS réitèrent à la charge de TtJtilterstié. JHfilgré ces libéràlëè dispebitioliSi la dépensé totale) allégée de ees fraid d'àppropriàtioti et de premier établissement qui ^'étaient élevés si haut éh 18t3; redescetidit â ti& chiffre beaubou^) moindre; elle fut^ en 1815| dé 145 888 fr: pour cinquante-cinq élèves j eh f8f6> dé 132910 fr. pour cinquante-dbuî élèves-, en lÔlT^ de 135484^ fr: pour cinquante élèves. Pèndatit le» cinq années suivante^ elle se maintiht au niémé feUifi&é; ft quelque mille francs près, en plus ou eà môihs.
L'École normale figure dànë l'ordonnance du 3 janvier 1 821 y avec les Facultés des lettres et des sciences, parmi les services qui devaient être installés àûnÉ lès bâtiments de là Sorbonne^ rendus à rinstrtiction publique. Mais déjà Tinstitution, devenue suspecte au gouvernement nouveau, était menacée dans son existence ^ etf en prévision de sa ruine prochaine | on discutait la création d'écoles normales partielles qui devaient êtl*e établies près des collèges royaux, tant à Paris que dans les départements. Le rapport qui mofiva cette gravé innovation n'était pas conçu dans des termes propres à en atténuer la portée. « Il existe en ce moment^ disait le ministre de Tintérieur^ M. de Corbières ^i il existe quelques moyens dé perpétuer, dans lé corps enseignant, un esprit d'oMre et de conservation ;
1 . Voy. le rapport au Roi qui accompagne l'ordonnance du 27 février 1821, dans le Recueil des lois et règlements concernant r instruction publique^ l. VII^ p. 68.
É&6LË ^ÔkitALE iSfapÉRIËURÈ. 79
Sbàlâ l'êipéHëncè hbud montré tjùHl eât hëcedsaire 8*88 âjdtitèr Se plù^ éfficàëefe. On peut j^ parvenir en Stbblisgàât; pfès dii edllége jhoyal de chaque ehef-liéu d'Acadéniië, dés écdieë âôrinàles {Partielles, dàtis les- Çtièllëi Ha petit Ubîtitoe d'ëlèvés choisis seraient prép&rh (ËëÈ l'éiiranbê âilx études et àûi iiiteiirs qtl'exige là pt^bfesàidn gràVë ëf èéifiëuse à laquelle ils se destinefêiëht. d'est 8ë cette inàtilèré quë de tout temps les Cèrpâ êiisëignâtiiâ së Sont i*ëtidUtelés; Des aspirante aiii^ fdfiiiës ne dêdaigiierâient pas les ëtnplois inféfîëtlrs; et ils ii*arrîvëraieht aux places importantes qîi'â|i^e^ àf bir àppHs pat de Idiigé travaux Fart difficile de gbuvéfnër là jeunesse. >i Les écoles normales éWAMt donc dëâtinées; ddnS là pensée du gôuvèrneâimt; à feii^ë fifëvàloir dans le corps enseignant là tiiodestië déë âëâirS, Tëêptit de discipline et de consefvatibiij et râticietihè et grande École nôrnlale se voyait ItiiplicitétiiëHt dénoncée comme un foyer d'insubordiliàtioii %t de jJréténtittns ambitieuses. Attaquée avec ei)iniâtretê îiar lin puissant parti, son sort ne fut pas Itiiigteiitps incertain. Le 6 septembre 1822; elle fut ÉhipitJHinéé fjàr une ordonnance cbntrë-sighée de M. de Gbftiîèi'ëà} elle comptistît àlorà cinquante-huit élèves, LëS écoles ttortnalës partielles étaient Une institutibti à |iëiiië viable^ et qui nû, pour ainsi dire^ pas laissé de fiticëi. Gë|)ëndàfat quelques esàais d'organisation eurent lieu, comme en témoigne Tallocation d'iine somme dé 60dd fr. poùt dégrèvements dé trousseaux aux élèves èêA éeûVdi hdrmalèà pàrtieilèis; ihScrite au budget de 1824 avec la note suivante : « Parmi les élèves des écokfft ftormales partieilos^ f hi^iémrs fi^paftiennent à des familles peu aisées et qui sont hors d^ëtât de four-
80 ËGOLE NORMALE SUPÉRIEURE.
nir le trousseau prescrit par les règlements. » Ce fonds réduit à 2000 fr. se retrouve au budget des années i825, 1826, 1827 et 1828; toutefois les comptes ne mentionnent aucune dépense de cette nature.
Cependant l'administration supérieure, éclairée par tous les hommes d'expérience^ n'avait pas tardé à reconnaître que l'unité de l'éducation dans l'Université et le renouvellement même du corps enseignant seraient compromis, si les vocations individuelles étaient abandonnées à elles-mêmes ou livrées à la merci d'influences multiples et peut-être contradictoires. Une ordonnance du 9 mars 1826^ améliora sensiblement l'institution des écoles normales partielles, qu'elle appelait écoles préparatoires, en réduisant leur nombre, et en imposant aux candidats l'obligation d'avoir achevé le cours de leurs études classiques. La même année, à la date du 5 septembre, par un simple arrêté ministériel, portant la signature de M. de Frayssinous, une école préparatoire pour les lettres et pour les sciences fut annexée au collège Louis-le-Grand'. DèsTorigine, elle eut dix-neuf élèves qui , pendant deux ou trois années, devaient se former, sous la conduite de maîtres particuliers, à l'art de l'enseignement. Son personnel, outre le proviseur du collège et l'aumônier, se composait de maîtres de conférences et de maîtres surveillants. Sauf la différence du titre, Fancienne Ecole normale était rétablie.
Sous ce nouveau régime qui dura jusqu'en 1 830, la dépense ne figura ni au budget ni dans les comptes
1 . Recueil des lois et règlements, etc., t. VIII, p. 60 et suir.