Ord. 18 oct. 1820, Recueil, t. VI, p
i50 ENSEIGNEMENT SECONDAIRE.
il était moins nécessaire de les peupler d'élèyes gratuits, comme on le faisait à Torigine.
Pendant la restauration , la subvention pour les dépenses fixes des collèges royaux , réglée en 1 81 7 à 81 2000 francs, s'éleva jusqu'à 927 500 francs. La dépense des bourses, dans la même période , descendit de 988000 francs à 822 300 francs. Cependant les collèges de Bourges, de Nancy, de Rodez et d'Avignon étaient élevés de la troisième classe à la deuxième ^ On érigeait à Paris le collège Saint-Louis, et dans les départements, ceux de Tournon, de Tours et du Puy*. Des chaires de sixième étaient fondées dans tous les collèges'; à partir de la quatrième, l'enseignement de l'histoire et de la géographie était confié à des professeurs spéciaux \ L'administration supérieure, souvent rigoureuse, injuste même à l'égard des personnes , ne se refusait pas du moins aux améliorations que les vœux et les intérêts du pays réclamaient.
En 1 829, sous le ministère de M. de Yatismènil, la sollicitude du Gouvernement s'étendit aux personnes elles-mêmes. L'article 9 de l'ordonnance du 26 mars*^ disposa que, dans le cas où l'excédant des recettes d'un collège royal sur les dépenses le permettrait, une partie de cet excédant pourrait être employée à accroître les traitements des professeurs qui exerceraient dans le collège depuis cinq ans au moins. A l'égard