Ord. 28 sept. 1846, BuU. miv.^ t. XV, p
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déea. Les professeurs de tous les ordres obtinrent des avantages qui étaient de nature à leur faire aimer de plus en plus leurs laborieuses fonctions.
Voioi le tableau des nouveaux collèges royaux établis de 1830 à 4847:
1 8 octobre 1 833 Aueh.
5 mai 1838. , Napoléon- Vendée.
24 aoât 1 838 .,..«... Bastia.
5 avril 1 840 s . . Saint'-Ëtlenne.
6 octobre 1840 Aogoulftme.
1 2 novembre 4 841 . . .... Laval.
— ~ 1844 Mâeon.
49 août 4843 La Rochelle.
8 juin 4 844 Ghaumont.
44 juin 4845. Lille.
— 4845 , Salnt^Omer.
9 septembre 4845 Périgueux.
4 septembre 4 846 Alençon .
20 août 4847. . : Vendôme.
Le nombre des collèges royaux, qui était de trentesix en 4845, de quarante m 4830, fut ainsi porté successivement à cinquante-quatre*
Pendant la même période, quatre collèges furent élevés de la deuxième à la première classe, savoir : les collèges de Nantes, de Rennes, de Caen et de Toulouse; cinq passèrent de la troisième à la seconde, savoir : les collèges de Poitiers, de Clermont, de Limoges^ de Tours et de Tournée.
Ces érections et ces transformations ne laissaient pas que de pe^er lourdement nur If trésor public. On
évaluait à 27 500 fr. Taccroissement de dépende qui résultait dans la plupart des cas de la création de chaque collège. Le passage d*un collège d'une classe à une autre était estimé 5 à 6000 francs. En se bornant à fonder des établissements, ou à élever le rang de ceux qui existaient déjà, le Gouvernement se trouvait donc conduit à augmenter^ dans une proportion considérable, le chiffre de la subvention de TËtat.Mais de plus il voulut améliorer les conditions de renseignement et le sort des professeurs, et il ouvrit ainsi de nouvelles sources de dépenses.
L'ordonnance de 1829 avait promis, comme nous Tavons vu, une augmentation de traitement aux professeurs comptant plus de cinq années d'exercice, et elle avait décidé en même temps que cette augmenta*tion serait prélevée sur les fonds de TUniversité, quand les ressources propres des coUégeâ seraient insuffisantes. Il en résulta dès l'origine pour l'Université une dépense annuelle de 28 à 30000 fr. que le trésor public supporta, lorsque la comptabilité universitaire eut été réunie à celle de l'État. Par une interprétation bienveillante, le Conseil royal décida successivement que Tindemnité appelée boni devait être accordée aux censeurs comme aux profes** seurs, et qu'elle leur serait acquise après cinq ans d'exercice, alors même que les cinq années n'avaient pas été passées dans le même établissement'. L'échelle des traitements n'avait pas varié depuis 1802; il parut à tout le monde nécessaire de la reviser, et en 1839, dans un rapport au Roi sur le budget de l'année sui-