Séance de la Chambre des députés du 12 avril
iSii ENSEIGNEMENT PRIMAIRE.
de l'année 1 848, le traitement des maîtres d'école dont les émoluments ûxés et éventuels étaient inférieurs à 600 fr. Sur la proposition de Tun de ses membres, M. Bonjean, l'Assemblée, voulant blâmer la direction imprimée pendant les premiers jours de la république à l'enseignement primaire, réduisit le crédit à 995 000 fr. ; mais en même temps elle inscrivit dans la loi une allocation spéciale de 1 05 000 fr. en faveur des institutrices*. La dépense totale du chapitre s'éleva, pour l'année entière, à 3391 170 fr. 19 c.
En 1849, ce crédit fut porté à 5920 000 fr., sur lesquels 5 854 378 fr. 65 c. seulement furent employés. L'Assemblée nationale, dans sa sollicitude pour l'instruction primaire, ne s'était pas contentée de voter les sommes demandées par le Gouvernement; elle avait ajouté un million pour les instituteurs, 100 000 fr. pour les salles d'asile, 200 000 fr. pour acquisition et réparations de maisons d'école. Un membre avait proposé d'élever de 3 millions l'ensemble du chapitre *.
Ces augmentations successives, que la condition malheureuse des maîtres d'école ne justifiait que trop, étaient encore précaires et provisoires, quand survint la loi du 1 5 mars 1 850 sur l'enseignement , qui les rendit définitives et les compléta.
La loi du 15 mars 1850, comme celle du 28 juin 1833, partage inégalement la dépense de l'instruction primaire entre les communes, les départements et l'État; mais elle fixe, pour tous les cas, à 600 fr. le