‹ Le Budget Général de L'Indo-ChineChapitre 36 sur 66 · chapitre · texte numérisé non relu

chapitre

CHAPITRE IV. — Direction de l'Agriculture, des Forêts el du Commerce. — Inscrite au budget de

1899 pour 62.000 piastres, à celui de 1902 pour 92.000 piastres, elle reçoit en 1907 un crédit de 186.913 piastres en diminution de 32.587 piastres relaiivement à celui de 1906.

Cette diminution a porté surtout sur les dépenses de personnel. Ilest regrettable que les crédits alloués au service agricole, aux stations expérimentales, au service vétérinaire et des épizooties, au musée agricole et commercial, aux œuvres de colonisation aient également subi des réductions. ;

Les crédits alloués au service judiciaire (Parquet

général, cour d'appel, tribunaux et ’ustices de paix , »

interprètes) n'ont pas beaucoup augmenté. Il figuraient au budget de 1899 pour 684 868 piastres, à celui de 1902 pour 759.000 Le crédit pour 1907 est inférieur de 28.527 piastres à celui de 1906.

Le service de la Trésorerie organisé en 1904 (décret du 14 juillet 1904, modifié par celui du 11 novembre 1905) comprend : un trésorier général, quatre trésoriers particuliers, des payeurs, des commis. Le crédit alloué pour 1907, 82.657 piastres, est supérieur de 9.219 piastres au crédit de 1906. La différence correspond au remboursement à la Cochinchine des dépenses du personnel européen et indigène affecté

à la Trésorerie de Saïgon aux opérations du budget

général.

f Cuaapirres XI er XII. — Douanes et Régies — (Personnel et Matériel). — Ce service est régi par le

décret du septembre 1906. II comprend, en personnel, un service sédentaire et un service actif. Le chapitre XII fait face aux dépenses des bâtiments et de Ia flottille, puis aux frais nécessités par les diverses régies, achat de vignettes, frais d’estampillage pour les allumettes ; achat d’opium brut, fabrication ettransport ; achat de sel aux salines, frais de manipulation et d’entrepôt ; achat et transport de l'alcool. Aussi ces deux chapitres constituent-ils une des grosses dépenses du budget : ils absorbent 7.584.080 piastres. Cuarirres XIII Er XIV. — Postes et Télégraphes (Personnel et Matériel). — Les dépenses de person-

MD

nel sont relativement modérées grâce à un très large emploi du personnel indigène (1.200 commis et facteurs).

Les dépenses de matériel comprennent la construction et l'entretien des lignes télégraphiques et téléphoniques.

CuaritTRe XV. — Ænregisitrement, Domaine et Timbre. — L'unification du service a été rendue nécessaire par le décret du 31 juillet 1898 qui prévoyait les ressources indirectes comme devant alimenter le budget général. Les dépenses de ce chapitre ont passé de 127.000 piastres en 1900 à 208.000 piastres : en 1902 et à 169.900 piastres en 1906. Le budget de 1907 accuse une légère augmentation.

CuaritTRE XVI.— Service forestier.— Il a été unifié par l'arrêté du 8 juin 1900. Le crédit de 301.408 p. prévu pour 1907 est consacré aux traitements du personnel européen ; service actif et sédentaire, au personnel indigène, aux travaux d'amélioration des forêts et aux frais de tournée.

CHaPiTRE XVII. — Service géographique. — (Ar.gouv.gén.du 5 juillet 1899).Il comprend les frais du personnel chargé de dresser les cartes du pays.

CHapirre XXII. — /nstruction publique et établissements scientifiques. — Le total des crédits de ce chapitre: 358.000 piastres est supérieur de 36.242 p. aux prévisions de l'exercice 1906. Il comprend une

première section: Direction générale de l’Instruction

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publique (Décret du 14 novembre 1905) qui ne figurait pas au budget de 1906. Un crédit de 10.000 p. est ouvert dans cette section pour l’Université indochinoise. Les sections suivantes sont consacrées : la seconde à l'Ecole de médecine de Hanoï, la troisième à l'Ecole française d’Extrême-Orient, la quatrième au service météorologique, la cinquième à une mis- ‘ sion scientifique permanente, la sixième aux dépenses diverses. |

Le désir de centraliser au profit du gouverneur n’a n’a été l’unique but poursuivi par l'institution du budget général ; la principale raison invoquée à son appui était tirée de la nécessité de constituer l’outillage économique de la colonie. C’est à cette partie du programme de 1898 que répond l'inscription au budget des chapitres XVIII et XIX, XX et XXI, XXIV et XXVII.

Les chapitres XVIII et XIX, Travaux Publics, Personnel et Matériel, émargent au budget pour la somme totale de 3.772.342 piastres accusant une diminution d’environ 600.000 piastres par rapport à l’exercice 1906. Cette diminution porte sur le matériel. D’après la note préliminaire du budget, il n’en doit pas résulter une moins grande activité dans l’exécution des travaux ; la réduction du crédit correspond aux reliquats constatés aux exercices 1904 et 1905 et prévus pour 1906 sur les crédits ouverts pour travaux.

Le personnel européen et indigène des Travaux

pos

Publics est réparti entre les services suivants : Direction, Ponts et Chaussées et Hydraulique agricole, Bâtiments civils, Navigation intérieure, Ports de de commerce, éclairage et balisage, service des mines.

Les principaux articles du matériel se rapportent à l’entretien et aux grosses réparations des routes, des ports maritimes ; puis aux travaux neufs qui absorbent des crédits importants : routes et ports : 82.000 piastres ; rivières et canaux 945.000 piastres (draguage, balisage, dérochement) ports maritimes 835.000 piastres ; éclairage et balisage des côtes 165.000 piastres.

La dotation des travaux publics était presque la même dès l'apparition du budget général. Les crédits s’élevaient en 1899 à 3.490.000 piastres et en 1902 à 4.444.000 piastres.

L'ouverture de voies ferrées devait occuper la première place parmi les travaux publies. Les travaux et le service des emprunts imposent à la colonie une charge très lourde, et sans cesse croissante.

En 1899 les dépenses pour travaux s’élevaient à 724.000 piastres et celles nécessilées par le service de la dette à 881.573 piastres.

En 1902 ces crédits atteignaient respectivement 455.000 et 4.737.000 piastres.

Le budget de 1907 prévoit 1.166.769 piastres pour les chemins de fer et 5.569.353 piastres pour Je ser-

vice de la dette.

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Les crédits des chapitres XX et XXI sont consasacrés aux traitements du personnel et aux dépenses d'exploitation des lignes.

Le service de la dette comprend :

1° La part de l’Indo-Chine dans l’annuité de l’emprunt de 80 millions contracté par le protectorat de l'Annam-Tonkin : 720.000 piastres. Cette part correspond à l'intérêt et à l'amortissement des fonds de l’emprunt qui ont servi à des travaux d'intérêt général .

2° L’annuité de remboursement de l'emprunt de 200 millions complètement réalisé 3.171.216 piastres ;

3° L'annuité de remboursement du capital de construction du chemin de fer de Saigon à Mytho, 126.310 piastres ;

4 L’annuité affectée au service de l'intérêt et de l’'amoriissement des obligaiions garanties de la Compagnie française des chemins de fer de l’Indo Chine et du Yunnan, 1.200.000 piastres ; enfin, un crédit provisionnel, en vue de la garantie d'un nouvel emprunt, 350.000 piasires.

Nous pouvons raitacher aux dépenses entraînées par la constitution de l'outillage économique les subventions aux services maritimes postaux, les primes à la marine marchande, les encouragement à la navigation fluviale prévus au chapitre XXIV. Il apparut pour la première fois en 1902 avec un crédit de 943.000 piastres.

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+’ Reste enfin une troisième catégorie de dépenses ; celles ayant trait aux services militaires et maritimes, à la gendarmerie, aux résidences et établissements français en Extrème-Orient. |

La plupart de ces dépenses incombaient à la métropole en 1898. Leur transfert au budget de la colo” nie fut le principal motif qui détermina le gouvernement à accepter le budget général.

La principale dépense du chapitre V est constituée par la contribution de lIndo-Chine aux dépenses militaires occasionnées à la métropole. Elle s'élève à 5.360.000 piastres (13.650.000 francs). Il y a lieu de remarquer l’augmentation rapide de ce chapitre qui était prévu :

En 1899 pour 3.271.000 piastres et en 1902 pour 4.870.000 —

Les services maritimes comprennent les dépenses de personnel et de matériel des stations locales du Tonkin et de la Cochinchine. Les crédits alloués en 1901 s’élevaient à 346.000 piastres.

Les allocations du chapitre XXIIT s'appliquent aux consulats d'Extrème-Orient, aux postes médicaux et aux écoles françaises. En 1899 elles étaient prévues pour 115.000 piastres.

Remarquons enfin l'importance des crédits de transports (chapitre XXV), 598.000 piastres, qui sont sur-

tout consacrés aux dépenses entrainées par les dé-

ET ENLEES placements pour congés ou maladies du personnel européen.

Dans le chapitre des dépenses diverses nous reléverons seulement les articles 5 : subventions aux budgets locaux, 715.000 piastres, et 7 : direction

générale de la santé publique : 17.749 piastres.

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