‹ Le Budget Général de L'Indo-ChineChapitre 7 sur 66 · HOT · texte numérisé non relu

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Cette règle nouvelle s'explique sans doute par la nécessité où allait se trouver la métropole de participer dans une large mesure aux charges de l’'Annam- Tonkin.

Dès 1887, le gouverneur général était investi en matière budgétaire des droits conférés auparavant au résident supérieur. Le gouverneur général dut prendre l’avis du conseil de protectorat prévu par l’article 5 du décret du 27 janvier 1886 ; puis du conseil supérieur appelé à délibérer sur tous les budgets indo-chinois.

Laos.— Les dépenses relatives au Laos et à l’expédition du Siam nécessitèrent l'ouverture d’un compte de trésorerie dansles écritures des trésoriers-payeurs du Tonkin et de la Cochinchine. Ce compte, arrêté au 1” octobre 1894, laissait un solde débiteur qui fut acquitté savoir : 4.800.000 fr. par la métropole, 1.562.000 fr. par la Cochinchine, 1.564.000 fr. par le Tonkin. L’arrière étant ainsi liquidé, un arrêté du gouverneur général du 30 septembre 1895 constitua un budget du Laos. IL est divisé en deux sections : Haut et Bas-Laos; préparé par les commandants supérieurs et approuvé par le gouverneur général en

Conseil supérieur.

« Quand on examine, en les comparant entre eux les anciens budgets de nos colonies d’Indo-Chine, on

est tout d'abord frappé de leur enchevètrement. Ce-

lui de la Cochinchine et celui du Cambodge, celui de l’Annam et celui du Tonkin.étaient, on l’a vu, si intimement unis, qu’en réalité, ils n'avaient guère d'indépendance réciproque. En outre, ces quatre budgets avaient ensemble des rapports très étroits quant à leur composition, par l'obligation où ils étaient de faire face à des services d'intérêt commun (1). »

C’étaient le gouverneur général, le contrôle financier, l’Institut Pasteur de Nha-Trang, l'occupation du Laos, l'administration des douanes et régies, les services géologique et météorologique.

On trouvait en outre dans les budgets locaux des dépenses intéressant l’ensemble de l'Indo-Chine ; subvention au câble du Tonkin, entretien du sanatorium de Yokohama. Dans les budgets de 1898, ces dépenses furent réunies sous la rubrique : Dépenses communes à l’indo-Chine. Le total en était ré part; dans la proportion de 6/13 à la Cochinchine, 6/13 à l’'Annam-Tonkin et 1/13 au Cambodge.

Des quatre budgets locaux que nous venons d’examiner, celui de la Cochinchine était de baucoup le plus important, en 1898 il s’équilibrait à 26.716.000 piastres en recettes et dépenses, ce qui représente

les 3/7 environ du budget général actuel.

Enfin, le budget de l'État comprenait : du chef de

1. Grenaro : Organisation budgétaire de l’Indo-Chine. Breton 2

la Cochinchine et de l’Annam-Tonkin les dépenses militaires et des pensions civiles et militaires ; pour le Cambodge, les dépenses des troupes européennes ; puis,une subvention au câble du Tonkin etles services

maritimes postaux entre la Franceetl’Extrême-Orient.

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