En 1899 l’Annam eut un budget propre
LS 2.977.000 piastres et la métropole 6.257.000 piastres.
À partir de 1892, sur l'initiative de M. de Lanessan, On mit un terme à cette anomalie en transférant au budget métropolitain toutes les dépenses militaires auxquelles les ressources locales ne permettaient pas de faire face ; ces dépenses formèrent un chapitre spécial du budget métropolitain (tandis que pour les autres colonies, les dépenses de l’État se trouvaient réparties entre les différents chapitres du budget des colonies).
En principe, le Trésor du roi relevait du gouvernement indigène, mais en fait, les pouvoirs financiers du roi étaient notablement réduits. Au point de vue des recettes, il était seulement maître des anciens impôts directs indigènes. Quant aux dépenses, Le gouvernement français s'était réservé les services qui exigent une direction unique ou l’emploi d'ingénieurs ou d’agents européens.
Pour le protectorat, le pouvoir financier appartenait au résident général. C’est lui qui dressait le budget avec le concours des résidents et du kinhluoc. Mais, tandis que pour la Cochinchine (et les autres colonies) le budget local voté par le Conseil colonial (ou les conseils généraux) était exécutoire, pour l’Annam-Tonkin le décret du 27 janvier 1886 exigeait l'approbation par décret rendu en Conseil
des ministres (art. 10.)