‹ Le Budget Général de L'Indo-ChineChapitre 9 sur 66 · OO TE · texte numérisé non relu

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culture, de créer un système d’irrigations capable de garantir la récolte contre la sécheresse. Les travaux du port de Saïgon par lequel s’effectue presque tout le commerce de la colonie,s’imposaient d’une manière plus spéciale à l'attention des autorités locales. Bien d’autres travaux encore (canaux, routes, travaux d'assainissement) présentaient une utilité incontestable et réclamaient une exécution urgente.

Pourtant, à la veille de l'institution du budget général, tout ce programme était à exécuter. Le Conseil colonial votait avec une parcimonie excessive les dépenses pour travaux publics, tandis qu'il se montrait d'une prodigalité blämable quand il s’agissait de dépenses plus spécialement destinées au profit ou à l’agrément de la population européenne. Le port de Saïgon restait «tel que la nature l’avait fait », mais la ville possédait un théâtre qui passe pour le plus beau d’Extrême-Orient. Presque tous les Européens de la colonie étaient des fonctionnaires émargeant largement au budget ; les autres, pour la plupart fournisseurs ou entrepreneurs,se voyaient chargés de l’exécution de marchés qui leur procuraient des profits plus ou moins licites. Bien plus, les membres du Conseil colonial n’hésitaient pas à se décerner à our de rôle des gratifications prises directement sur le budget. Le mal était tellement manifeste qu'un décret du 6 octobre 1887 chercha à y remédier en

stipulant que les subventions, bourses, augmentations

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