‹ Le Budget Général de L'Indo-ChineChapitre 10 sur 66 · SAT RENE · texte numérisé non relu

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de traitements, gralifications.… votées par le Conseil colonial seraient soumises à l'approbation du ministre.

Cette disposition perdit d’ailleurs de son énergie avec le temps.

Le lieutenant-gouverneur restaitimpuissant devant ces pratiques, les membres du Conseil colonial étaient soutenus à Paris par le député de la Cochinchine dont ils étaient les électeurs influents.

Il n’est pas étonnant qu’à la suite de cette gestion déplorable, la Cochinchine, malgré ses grandes ressources, ait fini par connaître le déficit. L'exercice 1896 laissa un excédent de dépenses de plus de 1 million de piastres. Le budget de 1897 avait été établi dans des conditions telles qu’un nouveau dé-

ficit était inévitable.

Le protectorat de l’Annam-Tonkin, de son côté, ne cessait de se débattre au milieu de difficultés

inextricables. L'obligation qu’on lui imposa de sup-

porter la totalité deses dépenses, de 1886 à 1891, con-

tribua à retarder la création de l’outillage économique. Sans doute, la métropole fournissait une subvention importante, mais l'excédent des dépenses absorbait les ressources locales. « Toutes les ressources du pays, jusqu'à la fin de 1891 furent absorbées par les dépenses du personnel administratif civil, et du personnel militaire (1). »

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