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(M. BERGERON (Beauharnois) :
ble député (M. Heyd) qui vient de son siège, peut se vanter de des caractéristiques de son p pas homme de parole.
servations, il nous avait promis d’être fort bref, et il a parlé durant plus de deux heures. Son discours se divise en deux parties : la première, c'est toute une série de chiffres et de données statistiques ; la seconde, c'est une dissertation sur le régime de préférence commerciale. Je me garderai bien de le suivre à travers fres. :
M. WOOD : Vous n faire,
M. BERGERON : En refusant de suivre l'honorable préopinant sur le terrain de la statistique, j'obéis à un tout autre mobile que celui que le député d'Hamilton (M.
Wood) veut bien m'attribuer ; et qu’il me suffise de lui rappeler à cet égard la parole du ministre du Commerce (sir Richard Cartwright) : toute cette arithmétique, toutes ces données Statistiques si compliquées Sont un hors-d'œuvre dans le discours ; ca” Jamais les électeurs n'oseront s’aventurer à ‘travers pareil labyrinthe, Ces jours derniers, le ministre des Finances (M. Fielding) a fait son exposé financier ; et je dois l’a- , Vouer, c’est un des meilleurs discours budgétaires qu'il nous ait jamais été donné
d'entendre dans cette enceinte parlementaire,
L'honorureprendre posséder une arti ; il n'est Au début de ses ob-
’êtes pas de force à le
a'sans
| sans doute, se |
ce dédale de chit- |
demander-s'il restait e
debout de tout l’échafaud vé à si grands frais par le ministre des Kinances, Puis, au ministre du Commerce, Qui porta ensuite la parole, succéda le chef de l'opposition. Il prouva victorieusement que la statistique citée par le ministre ne venait nullement à l'appui de sa thèse, Malheureusement pour le ministre des Douanes (M. Paterson) qui succéda au chef de l’opposition, il dut se résigner À pérorer devant | des fauteuils vacants. De son interminable harangue, pleine de chiffres et de tableaux Statistiques, on pourrait dire qu’elle avait besoin d’un devin qui l’expliquât ; car, après que le député d'Haldimand (M. Montague) eût rétabli les faits sous leur véritable jour, force fut au député de Brant (M. Heyd) de venir débrouiller ce discours énigmatique, et demeuré incompris jusque là. La Cham-.
bre conviendra donc: qu'en présence d’un tel luxe de chiffres, il n'y a pas lieu de discourit à perté d'haleïne sur la statistique.
C'est le tarif de préférence, ce régime tant prôné par le parti libéral, que je veux aborder. Je serai bref.
Le député de Brant (M. Heyd) a fait un | excellent plaidoyer en faveur de l'industriel et de l’ouvrier anglais : mais il semble avoir entièrement perdu de vue qu'il'est député |au parlement canadien, et qu'à ce titre, il |a mission de représenter ici un collège élec- |toral canadien. Ainsi que l'a fait observer | à bon droit le ministre du Commerce, toutes ces questions de haute finance n’intéressont | guère la masse des électeurs ; le calcul du | Pour cent, les tableaux comparatifs des déires des différents exercices, par des milions, toute cette sta- -je, luisse l'électeur assez froid :
mais les résultats, du système établi par le gouvernement, relativement à ceux du régime appliqué par les administrations précédentes, voilà ce qu’il tient. à savoir, voila ce qui l’intéresse. Quant au ‘député: de Brant, je laisse À mes collègues, le tee: 4 Stanstead (M. Moore) et celui d’'Halton M.
re quelque chose age de chiffres éle-