ORIGINE DES BÉNÉFICES
x Buffle Bœuf 1° Viande et animaux
EADOrTTÉS 00e 5,2 millions fr. 13,8 millions fr.
PAR 5 2 Et CHPRPER PTE 2,1 — 8,0 — SD EA VAL Rre o .. 36,4 — 173,1 =— NON DEN PR EE EIRE 12,0 — 21,3 ==
rene 210 2
2 pp
De ces nombres, il résulte que le revenu brut et la dépense sont, en moyenne, un peu plus grands chez le buffle que chez le bœuf, et que le gain moyen est, chez le buffle plus petit que chez le bœuf.
Cela pourrait étonner beaucoup, puisqu'il a été mentionné que le buffle est plus utile en Bulgarie que le bœuf, parce qu’il produit plus de travail, plus de lait, et est très peu exigeant en ce qui concerne la nourriture.
Le gain moyen par tête de buffle est cependant plus petit que chez le bœuf, mais, pour éclaircir ceci, il faut prendre en considération les faits suivants :
1° Dans les calculs cités ci-dessus concernant le gain chez le buffle et chez le bœuf, on prend chez les deux animaux domestiques, le même nombre de journées de travail dans l’année.
Le bœuf, comme animal de trait, est moins employé en Bulgarie que le buffle, car le bœuf est, en général, utilisé en même temps pour l’engraissement, et on pense peu à la viande du buffle de traction, parce qu'il est employé jusqu’au dernier jour de sa vie au travail. '
En outre, le salaire journalier de travail du buffle ne peut pas être égal à celui du bœuf, parce que la production du travail est beaucoup plus grande chez le buffle. Puisqu’on estime qu’en moyenne la force de traction d’une paire de buffles correspond à la force de traction de trois paires de bœufs, on ne peut pas assigner un même salaire journalier pour le buffle et le bœuf. |
2° Le rendement moyen en lait de la bufflesse est
plus grand que celui de la vache, et de ceci, il résulte que les nombres mesurant la production laitière ne sont pas, en réalité, égaux pour la bufflesse et la vache, mais sont plus élevés pour la bufflesse. Il y a donc là un avantage «en faveur de la bufflesse dont il n’a pas été tenu compte dans les statistiques.
3° Enfin, il faut mentionner que jusqu’à présent l’élevage rationnel des buffles n’existe pas en Bulgarie. Jusqu'à la grande guerre européenne, on se souciait peu des buffles, Les paysans ne connaissaient pas de sélection pour le buffle ; ils pensaient que « l’animal noir >» n’a pas besoin d’un meilleur entretien, qu’il n’est pas susceptible d’amélioration, ét que son peu de prétention au sujet de la nourriture est lié à l’essence de sa nature. Aujourd’hui, on pense autrement, et, dans ces dernières années, on est parvenu à reconnaître que le buffle, en raison de ses qualités, est surtout à préférer, comme animal laitier, à la vache de campagne.
Cette constatation a modifié les soins donnés au buffle. Il existe déjà des fermes importantes où on emploie les bufflesses presque exclusivement comme animaux laitiers. La Bulgarie est un pays où toutes les conditions sont favorables à une amélioration de l'élevage des buffles.
Grâce à sa production avantageuse, beaucoup de fermiers, pessimistes au début, ont pris le buffle en faveur. Ainsi, il y a des bufflesses dont la production laitière par jour, pendant la première période de lactation, dépasse 8 litres. La production de la viande et des produits alimentaires obtenus du buffle a une im-
toi
portance très considérable pour la pauvre population bulgare.
Dans la loi de 1922, concernant le développement de l'élevage des animaux, on donne toutes les mesures utiles, mais qui devraient être en réalité exécutées. Les divers moyens d'amélioration du bétail préconisés ne doivent pas seulement être utilisés en faveur de l’élevage des chevaux et des bœufs, mais aussi pour celui des buffles.
Celui-ci ne sera vraiment amélioré que si la population et les éleveurs, instruits, comprennent tous les avantages qu’il présente et qu’on peut résumer ainsi :
i° Rendement laitier satisfaisant c
2° Excellente aptitude au travail ;
3° Modicité du prix de la viande de buffle ;
4 Sobriété et rusticité des animaux.
Toutes ces qualités naturelles, dont certaines sont encore susceptibles d'amélioration, par une exploitation rationnelle, plaident en faveur de l'entretien du buffle en Bulgarie.
Son importance est d'autant plus grande, dans la vie économique du pays, que les richesses de celui-ci sont essentiellement constituées par Îles produits de la culture et de l’élevage.
Conclusion
I. — Le buffle a été introduit en Europe par la région des Balkans ou par l'Italie. On ne sait exactement à quelle époque il fut acclimaté en Bulgarie.
IT. — La Bulgarie, pays essentiellement agricoie, a depuis longtemps utilisé le buffle — ceci en raison de la rusticité de cet animal, de sa docilité, de sa force, de sa résistance aux maladies, notamment à la distomatose et à la tuberculose.
III. — L'Etat encourage l’élevage du buffle par des lois agricoles, mais les effets n’ont pu, jusqu’à présent, être complètement appréciés parce que ces lois sont trop récentes, si on songe à la domination turque qui pesait, il n’y a pas encore longtemps, sur la Bulgarie, et à la mentalité assez primitive des paysans bulgares.
IV. — La bufflesse a un lait assez abondant, exceptionnellement riche en matières grasses.
V. — Le vétérinaire bulgare doit s'appliquer à développer les méthodes zootechniques.
L'élevage du buffle, loin de péricliter, deviendra plus important et les qualités de cet animal, au point de vue viande, lait, travail, en seront augmentées.
Vu : Le Directeur Le Professeur de l'Ecole Vétérinaire de Lyon délEcolelVérerinatte par intérim, é Dr BALL E. LETARD.
Le Président de la Thèse,
Vu : Le D ; pierre D: LATARIJET.