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Taillandier 50.555 1. (1) en 1766, enfin celui de la Martellière moyennant 38.600 1. en 1771 (2). En 1776 un S°' de Fonteny acheta au châtelet de Paris l'office de Duchet, vendu par adjudication forcée, pour 14.500 I1., mais le Bureau ne reçut cet acquéreur que sur l’ordre du contrôleur général, car cette charge avait été vendue le tiers seulement de sa valeur réelle (3). À ces sommes il fallait ajouter les frais de réception qui se montaient à 8.000 I. environ (4). Dans ces conditions, le rapport des charges, sans tenir compte des épices, et de la capitation dont les acquéreurs pouvaient déjà être redevables à un autre titre, représentait donc 2.000 I. pour un capital de 45.000 1., soit un placement de 4.50 % à peine, avec, il est vrai des privilèges intéressants (5).
d) Recrutement.
Aussi les Trésoriers se recrutaient-ils parmi les familles notables et aisées du Bourbonnaïs et même de quelques provinces voisines, appartenant à la petite noblesse ou à la bourgeoisie, la plupart étaient des fils de magistrats, parfois de négociants, mais « celui d’un commerçant n'importe en « quel genre, qui aurait fait le détail » ne pouvait être admis (6)
Les charges se transmettaient souvent dans une même
(4) C supplément, acte Preveraud, notaire à Paris, du 11 octobre 1766.
@) « Extrait d'acte de vente et adjudication, reçu devant Hubert, « notaire à Tours et son confrère, le 3 février 1456 » C 215.
(@) Cf. installation.
@) D'après le décompte contenu dans la lettre de Robin de Bellair, il a payé y compris les finances extraordinaires de 1770, 19 total de 55.552 1. 14 s. 6 d. pour un produit effectif de 4.180 1. 14 s.
(6) Lettre au Bureau d'Orléans concernant l'affaire de Fonteny du 1 septembre 1778, C 258.
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famille, et en 1719, Jean-Nicolas Pallierne était, d'après la liste de Vidalin, « le 5° Trésorier de père en fils (1).
e) Racine, Trésorier de France à Moulins.
Beaucoup des membres de ce Bureau furent, semble-t-il, d’habiles juristes mais aucun d'eux ne se distingua d'une façon particulière, à l'exception du plus célèbre, mais du moins assidu d’entre eux : Jean-Baptiste Racine, gendre luimême d’un Trésorier d'Amiens. Comme nous le verrons, ses rapports avec la Compagnie furent insignifiants et paraissent s'être limités aux trois lettres aufographes qu’en possèdent les Archives départementales de l’Allier (2).