SH) US
Quelques années plus tard, par une lettre du 22 sep-
tembre 1741 (1), le chancelier d’Aguesseau exhortait les Tré-
soriers de Moulins à ne pas suivre l’usage introduit par « le « relâchement présent des mœurs dans quelques-uns des « bureaux des finances, d'entrer dans leurs sièges et d'y « rendre la justice aux sujets du Roi en habits ordinaires, « souvent même en habits de couleur, comme s'ils mépri- « saient les distinctions extérieures qui leur sont communes « avec les magistrats du premier ordre... Je ne saurais « trop... vous recommander même expressément, terminaitil, de faire cesser au plus tôt une indécence si contraire à « votre véritable dignité ».
Ils répondirent (2) qu'ils s'étaient déjà mis en règle sur l'habillement convenable à leurs charges et qu'ils ne négligeraient rien pour remplir leurs fonctions « à l’intérieur. « comme à l'extérieur » et éviter « tous reproches (sic) à ce « sujet ».
c) Le service extérieur.
Les Trésoriers avaient également à effectuer un « ser- « vice extérieur » : appositions de scellés, inventaires, procès-verbaux pour le Domaine ou la Voirie, chevauchées ou
« bougrand, 24 de ruban large », et « linon pour collet » etc, C 807, de 15 1. le 1 février 1740 « pour 6 serrures... pour des armoires desti- « nées à mettre les robes de la Compagnie ». C 211.
Suivant une lettre de Naurois du 19 janvier 1745, C 248, la seule différence entre l'habillement des Trésoriers et des Greffiers « est en « la ceinture que les Greffiers ne doivent point avoir, paroe qu'elle « sert à désigner la qualité de Présidents ».
(2) Minute de la réponse, s. d., C 134.
PTE tournées d'inspection, sur tout ce qui touchait à leur compétence.
Pour toutes ces opérations, le Bureau désignait un ou deux de ses membres : il leur donnait « des commissions ». Ces dernières ne concernaient qu'une seule affaire chaque fois, sauf én matière dé Ponts et Chaussées et de vérification des comptes des étapes, où le Trésorier, chargé de us avec l'Intendant, était commis pour toute l’année.
On ne choisissait pas les Commissaires seulement parmi les membres assidus aux audiences, ou suivant un ordre établi. Le doyen s'attribuait généralement les opérations à exercer dans Moulins même, et, afin d'éviter des frais, on désignait pour les autres le Trésorier qui habitait la ville ou l'élection où elles devaient avoir lieu. Ainsi Chaillot qui résidait à Nevers fit pendant longtemps les chevauchées de l'élection du Nivernais.
En 1727, une délibération de la Compagnie (1) institua un règlement plus rationnel à ce sujet. Un tableau des Trésoriers rangés d’après la date de leur réception avait été dressé, et désormais les commissions devraient être données suivañt cet ordre. En réalité les anciens usages prévalurent et, notamment, on trouve toujours le Doyen commissaire pour des alignements à Moulins.
Comme nous l'avons vu, le garde scel etait exempt de ce service extérieur.
(4) Délibération du 17 mars 1727, C 133, fo 45, vo et C 127.