A RO
une cour assez vaste, fermée à l’est par un mur longeant la place. Au fond s'élevait un bâtiment à un étage où l'on pénétrait par une porte à gauche donnant sur un vestibule « l’antichambre ». Là, s'ouvrait à droite la « Chambre du « Conseil, ou « Salle basse » éclairée par quatre fenêtres sur la cour comme sur le bras de l’Allier « les fossés braies » qui baignait la façade occidentale du Château ; un grand escalier menait à la « salle haute » celle des audiences. Chacune de ces « salles » communiquait à l'angle nord-ouest avec une petite pièce : le rez-de-chaussée et le premier d'une tourelle, reliés par un escalier ménagé dans la muraille. En haut était le parquet, en bas le greffe, où l'on pouvait accéder directement de la cour par un passage couvert.
Enfin, un petit pavillon indépendant allait de cette tourelle à la place du présidial, fermant ainsi la cour au nord. Il comprenait une chambre contigüe au greffe et une cuisine, un escalier en descendait jusqu'à un petit jardin planté sur l’esplanade en contrebas au bord de l'Allier.
Le premier huissier en chef, concierge garde meubles, occupait ce logement et jouissait de ce jardin.
Dès la fin du 17° siècle il fallut faîre aux bâtiments de grosses réparations, la charpente était en mauvais état (1). A partir de 1690, la Compagnie traita à forfait avec un couvreur pour l'entretien de la toiture, moyennant 12 ]. d’abord, puis 30 1. ensuite (2). En 1748 un procès-verbai « des réparations instantes », fut dressé et envoyé au Con-
(1) Mention d'une dépense de 27 1. du 28 avril 1686 pour réparations à la charpente, nombreuses indications semblables en 1690, 1691, 1694 et jusqu'en 1751, pour des sommés de plus en plus impor. tantes, C' 204, 207.
(8) 1re mention du 22 novembre 1690, C 204 Chaque année les comptes indiquent le paiement de Ces gages « pour l'entretien de la « couverture de notre bureau », C 207, 209.
AFRO NE
trôleur général. Celui-ci répondit qu’elles étaient une charge de l'engagement du Domaine du Bourbonnais, et que les Trésoriers « devaient s'adresser au Prince de Condé pour y « faire pourvoir » (1), Trois ans plus tard, les Trésoriers n'avaient encore obtenu aucune réparation, et le 5 août 1754 (2), ils décidèrent d'abandonner leur immeuble qui menaçait ruine, et qui s'écroula le 9 février 1752 (3), D'après le plan dressé par Evezard en 1777 le mur du fond et la toiture étaient tombés. Le logement du premier huissier ne fut pas trop endommagé, et ce dernier l'habita jusqu’en 1790. |