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Installation des Trésoriers au couvent des Augustins

Les Trésoriers allèrent s'installer dans une partie du Couvent des Augustins (4)où, moyennant un loyer de 150 1., échu le 15 août de chaque année, ils jouissaient d’une grande salle et d’une petite pièce (5).

En 1757, ils obtinrent, après maintes difficultés, le remboursement des frais avancés pour leur logement, et le paie-

() Lettre du 27 février 1748, C 134.

(2) Indication donné par le plan d'Evezard, C 278.

(3) Recu de 30 1. donné le 13 février 1752 par Dupont, maçon et Trimouillet, tailleur de pierres de taille « savoir pour vingt-quatre « hommes qui ont travaillé le 9 février depuis 4 heures du soir « jusqu’à la nuit et 26 journées que nous avons employées le 10 et « le 11 février pour sortir les matériaux des décombres du Bureau « des finances, et avoir rangé le bois et plomb et pierres de taille « dans la cour et jardin dud. bureau des finances », C 204. | (4) Ce couvent est aujourd'hui détruit, sauf quelques rares vestiges. L'immeuble situé au n° 10 de la rue Michel-de-l'Hospital,. occupe son ancien emplacement.

(5) « Payé aux révérends Pères Augustins, de cette ville, la « somme de 150 1. pour. une année de loyer du Bureau qui échoira « au 15 du mois d’août prochain, le 23 juillet 1752 », C 209. Mentions semblables, chaque année, Lettre de Naurois du 25 juillet 1757, C 243,

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ment d'une annuité de 300 1. (1) à ce titre jusqu'à ce qu'ils aient un logement assuré, car « étant mal logés, ils ne pou- « vaient se dispenser de chercher un logement plus grand «et qui, par conséquent, coûterait beaucoup plus cher ». Leur installation aux Augustins présentait en effet de grands inconvénients. Un seul local leur servait à la fois de salle d'audiences, de parquet et de chambre du Conseil, et ne pouvait même contenir tous les officiers du Bureau. Les moines n’habitaient plus cette partie de leur: immeuble à « cause de l'humidité et de la fume » (2). « Nous sommes « dans un lieu malsain et où tout l'hiver, nous sommes obli- « gés d’avoir continuellement les fenêtres ouvertes, pour ne « point étouffer de fumée » écrivaient-ils à l’Intendant, en « 1765 (3).

Aussi, dès 1757, avaient-ils demandé au Contrôleur général, de leur faire construire un nouvel auditoire ; leur député à Paris leur fit espérer un résultat à cette époque (4), mais en vain. Dans une lettre du 6 mars 1765 ils priaient M. de Flesselle, intendant du Bourbonnais, d'appuyer une nouvelle requête, « se flattant que le retour de la paix leur « procurerait une réponse favorable » (5).

24, — Projets de réédification d’un immeuble à l’usage du Bureau

En 1766, les tribunaux de Moulins, également privés de locaux convenables, s'occupèrent de l'édification d'un nouveau palais, où le Bureau des Finances aurait eu un bâti-

(1) C 243. Lettre de Naurois déjà citée.

(2) Lettre du même du 15 février 1557, C 243. (3) Lettre du 6 mars 1765, C 134.

@) Letire de Näurois du 15 février 1757, C 243,

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ment indépendant. La place d'Allier fut proposée pouf soñ emplacement, mais les Trésoriers trouvaient que cette situation serait, par son éloignement, de la plus grande incommodité ; ils préféraient l’ancien château, au centre de la ville, dont l'accès et la fréquentation seraient plus convenables aux magistrats comme au publie (1).

Ils firent dresser un plan et un devis estimatif d'un bâtiment de 18 pieds de large sur 27 de long (2) construit « sur les anciens murs supposés dérasés au niveau de la « cour d'honneur du château ». La dépense se serait élevée à 33.394 1. 4 s. 4 d. et 800 1. « en plus pour la sculpture de « deux frontons ».

En envoyant ces pièces à M. de Courteille, premier commis du Contrôleur général, en mai 1766, ils lui proposaient de faire cette construction presque à leurs frais « si Mgr le Prince de Condé, seigneur engagiste de Bourbonnais voulait bien faire l'abandon du château de Moulins, dont il ne reste que fort peu de partie habitable. La démolition totale du bâtiment de ce château fournirait une quantité considérable de matériaux et des emplacements dont la vente contribuerait pour beaucoup aux frais de reconsiruction. Nous sommes dans un lieu si incommode, si peu décent, que, pour accélérer notre rélablissement, nous prenons la liberté de vous proposer M' de nous charger, nous-mêmes, de la reconstruction de notre Bureau, tel qu'il était auparavant. Mais, pour cet effet, nous supplirions le Roi de vouloir bien nous donner les anciens matériaux et la remise de notre capitation et du 10° de nos gages pendant les espaces de 3 années, ou pendant tel temps qu’il plairait

(1) G 134, Lettre citée.

(@) Devis, C 265. Reçu de 30 1. donné par de Brie, le 7 mars 1766, « pour les plans, petit et grand du projét du Bureau qu'il a dessi- « nés », C 212. ML

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